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L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) lance une consultation publique concernant le projet d’avis qu’elle a publié sur les anomalies de la cuve de l’EPR de Flamanville et de son couvercle.

vendredi 4 août 2017, par Emmanuel HOURDEQUIN

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lance une consultation publique concernant le projet d’avis qu’elle a publié sur les anomalies de la cuve de l’EPR de Flamanville et de son couvercle. Petit rappel : en juin dernier, l’ASN, sous pression des industriels EDF et AREVA, a donné un feu vert de principe à la cuve de l’EPR, malgré ces anomalies graves. Quant au couvercle, il devra être changé en 2024. Cela signifie que pendant six ans l’EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé…

L’ASN consulte les Français sur cette décision : nous devons répondre à ce passage en force qui marque une nouvelle étape dans la mise en danger des populations par EDF.

  1. ETAPE 1 : Créez votre compte !
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Nous avons jusqu’au 12 septembre pour faire entendre nos voix et refuser le danger que nous impose EDF avec ses centrales nucléaires et l’EPR.

Assignation en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris de l’ASN, EDF et AREVA par L’Observatoire du Nucléaire (Association loi 1901) LE MARDI DIX OCTOBRE 2017, à NEUF HEURES, Pardevant Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris, statuant en la matière des référés, au Palais de Justice de Paris, 4 Bd du Palais, 75001 PARIS, salle des référés :

Pétitions contre la mise en service de l’EPR Flammanville avec sa cuve et son couvercle défectueux :

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Voici mes contributions :

- Le 04/08/2017 à 10:48 par Emmanuel

EPR, son couvercle et sa cuve (acier défectueux)

La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable. Or, elle n’a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d’une rupture brutale !

Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence... comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !

La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n’est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !

Nous n’acceptons pas la prise de risque que constitue l’utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA.

Le nucléaire n’est pas une solution d’avenir à cause de ses coûts externes incommensurables à la charge des générations futures : démantèlement, gestion des déchets, risque d’accident, irréversibilité, pas d’uranium en France, pollution des sites. L’énergie nucléaire est d’une telle dangerosité qu’elle ne peut en aucune manière être acceptable. L’énergie solaire (thermique, photovoltaïque), la biomasse (biogaz), l’éolien sont maintenant moins chers, sans compter qu’il n’y a pas de coûts externes, que ces techniques sont réversibles (on peut facilement démonter une installation si elle ne donne plus satisfaction, contrairement au nucléaire) et qu’elles sont beaucoup moins dangereuses.

- Le 10/08/2017 à 17:48 par Emmanuel

Etre contre le nucléaire civil (à base d’uranium 235) et contre la poursuite du chantier EPR à cause des malfaçons de la cuve, du couvercle et du béton n’est pas une opinion mais une certitude scientifique, être pour n’est qu’un pari perdu d’avance, une idéologie ruineuse et criminelle d’une minorité très influente (X-mines) contre la collectivité qui n’a pas droit au chapitre (comme le diesel, en pire) ...

À la louche, 0,3 % de carbone au lieu de 0,2 %, cela fait (0,3 -0, 2) / 0,2 = 0,1 / 0,2 = 1 / 2 = 0,5 = 50 % d’erreur relative. C’est inacceptable !

Mieux vaut arrêter le chantier tout de suite et tout démonter pendant que ce n’est pas radioactif et essayer de récupérer un maximum de matériaux, à commencer par recycler l’acier de la cuve et du couvercle pour d’autres usages beaucoup moins dangereux. La collectivité perdra 20 milliards mais c’est toujours mieux (beaucoup moins mauvais) que de payer 200 milliards pour démanteler et récupérer un tas de déchets radioactifs non recyclables dont nos enfants ne sauront que faire (et si ça explose, ce sera au moins 1000 milliards à payer par la collectivité sans résultat probant sur la décontamination du site, comme à Fukushima - d’ailleurs, si on n’en parle plus, ce n’est pas pas parce que le problème est réglé...). Tout ça pour chauffer les petits poissons et les petits oiseaux puisqu’on ne fait que faire bouillir de l’eau et que 80% de l’énergie produite est perdue sous forme de chaleur (y-compris par effet joule dans les fils). Les milliards de perdus dans le nucléaire manquent cruellement à la recherche et au développement des énergies renouvelables. La France était pionnière dans le domaine de l’énergie solaire comme par exemple la centrale solaire THEMIS à Font-Romeu qui a fonctionné de 1983 à 1986 et a été fermée sous prétexte de non-rentabilité, au profit du nucléaire - argument fallacieux car les externalités négatives du nucléaires ne sont jamais internalisées dans son prix de vente mais reportées sur les générations futures. Les scientifiques universitaires français du CNRS ont su inventer et développer la technique (thermodynamique utilisant des sels fondus - nitrite et nitrate de sodium) qui sert aujourd’hui aux espagnols et aux américains. On peut leur faire confiance pour développer le renouvelable dans tous les domaines. Encore faut-il croire en eux, à l’énergie renouvelable qui revient maintenant moins cher que le nucléaire et n’a que peu de coûts externes pour la collectivité et les financer très largement mais aussi arrêter de croire au nucléaire (et aux trop orgueilleux polytechniciens X-mine), trop dangereux, trop complexe, irréversible, avec un péché originel, jamais résolu, les déchets nucléaires indestructibles donc des coûts externes incommensurables pour la collectivité (démantèlement, gestion des déchets sur des milliards d’années, risque d’accident, vulnérabilité face au terrorisme, transport de matières radioactives, pollution des sites d’extraction, émission de CO2 pour extraire et enrichir l’uranium très cher - par rapport au soleil, au vent, à la biomasse et aux marées gratuites et chez nous, risques incommensurables parfaitement inutiles et coûts gigantesque qui vont nous faire rater la transition énergétique).

Donc être contre le nucléaire trop dangereux et improductif par rapport à l’ensemble des coûts engendrés et des risques encourus, contre les énergies fossiles qui provoquent le réchauffement climatique, pour les énergies renouvelables avec de l’énergie de flux qu’on a chez nous, bonnes pour nos emplois et notre balance commerciale, sans oublier la sobriété énergétique n’est pas une opinion mais une certitude scientifique. C’est la seule solution, la solution la plus sage contrairement au nucléaire et au pétrole (diesel) qui est la plus folle et la plus absurde.

On ne peut gagner la partie avec des mauvaises cartes et l’énergie fissile et fossile (diesel) en sont, assurément. Le peuple veut changer les cartes, l’oligarchie française ne le veut pas. Il faut écouter le peuple, c’est lui qui paye, c’est lui qui a raison. Il faut organiser un référendum sur la sortie du nucléaire en France.

- Le 11/08/2017 à 11:55 par Emmanuel

Réponse à Phil57

Phil57 dit : " Les sujets sont techniques et seuls les experts du domaine sont en mesure d’apporter des arguments censés. Etant donné qu’il y a moins d’ingénieurs et d’experts que d’anti-nucléaires, ces derniers peuvent faire valoir des arguments y-compris caricaturaux, transformant ce débat en véritable défouloir ... Comment pourrait-il en être autrement sur un sujet aussi pointu que celui-là ? ".

Voici ce que je pense : il ne faut pas opposer ingénieur, expert et anti-nucléaire ou pro-nucléaire. Il y a des ingénieurs et des experts ou même des médecins et des scientifiques antinucléaire et pro-nucléaire, et encore faut-il préciser ce qu’on entend par pro ou antinucléaire (civil, militaire, filière uranium ou thorium, neutrons lents, neutrons rapides, etc...), mais là n’est pas le problème ...

Ce qu’il y a de commun entre tous les scientifiques (ingénieurs, experts, chercheurs dans tous les domaines, médecins), c’est qu’ils pratiquent la démarche scientifique. Elle est de type hypothético-déductive. On fait d’abord des mesures, des tests, des analyses, puis on propose une hypothèse (un diagnostic pour le médecin ou l’expert) puis une théorie (ou un traitement ou une conduite à tenir) puis on vérifie si cette théorie ou ce traitement fonctionne ou non, si ça ne fonctionne pas, on revient aux tests et aux analyses et on refait une nouvelle hypothèse, jusqu’à ce que ça marche (ce qui, bien évidemment, n’est jamais garanti, mais c’est quand même bien d’avoir essayé, car les erreurs des uns peuvent servir aux autres ...). Ici, ce n’est pas du tout complexe, ni pointu, comme le dit PHIL57 (à part que dans le nucléaire, on n’a pas le droit à l’erreur puisque si ça pète, c’est la catastrophe la plus cauchemardesque qui soit) : on a mesuré que l’acier contient 0,3 % de carbone au lieu de 0,2 %, ce qui fait 0,3 - 0,2 = 0,1 % en écart absolu, ce qui peut paraître très faible, à priori, mais en écart relatif, cela fait (0,3 - 0,2) / 0,2 = 50 %, ce qui est gigantesque - et c’est bien l’écart relatif qui compte en physique (même dans un lycée, on ne s’accorde que 10 % d’erreur relative maximale car le matériel de mesure est de piètre qualité pour des raisons de rapport qualité/prix). Cela signifie tout simplement que les normes ne sont pas respectées et loin s’en faut ... Rien de compliqué, ni de pointu dans ce raisonnement purement scientifique (limite bèbète...).

Après, tout dépend de ce que l’on fait de ce résultat objectif. Si on est un expert ou un ingénieur travaillant dans le nucléaire (qui n’est pas totalement indépendant puisque son salaire dépend de la réponse qu’il va apporter à la problématique), on dira que les normes précédentes étaient mauvaises et que ce n’est pas 0,2 % de carbone qu’il faut mais 0,3 %, ce qui fait donc 0 % d’erreur relative, mais alors, à quoi servaient les précédentes normes et qui étaient les "imbéciles" qui les avaient imposées ? Et ensuite, est-ce qu’on construira toutes les cuves à 0,3 %, et pourquoi pas à 0,4 puis à 0,5 % pendant qu’on y est !

Si on est un expert, un ingénieur, un scientifique, indépendant du nucléaire (ne travaillant pas plus pour le nucléaire que pour d’autres énergies ou pour autre chose que l’énergie), on respectera les normes en vigueur, ce qui est beaucoup plus sage et plus respectueux pour ceux qui les ont faites (qui sont forcément parmi les plus grandes pointures de la spécialité car ce n’est pas un mince affaire que d’établir des normes ... ).

Que diriez-vous d’un médecin qui accepterait 18/10 de pression artérielle comme normale ou qui changerait les normes en vigueur des constantes biologiques des analyses de sang ou d’urine pour dire que son patient n’est pas malade ? Mauvais médecin, criminel, génie ? Personnellement, je préfère un médecin qui respecte les mêmes normes que l’ensemble de ses collègues à l’instant t donné où vous venez le consulter pour savoir si vous êtes malade ou non.

Dans le cas qui nous concerne l’instant t c’est 0,2 % et pas 0,3 %. Donc avis TRES DEFAVORABLE (pour un scientifique indépendant du lobby nucléaire, dont le salaire ne dépend pas de la poursuite ou non du projet EPR Flamanville et pas forcément antinucléaire mais juste prudent et respectueux du travail de ses confrères et consoeurs à un instant t donné).

Voilà, ce n’est pas plus compliqué que ça !

Bien cordialement.

- Le 11/08/2017 à 11:55 par Emmanuel

Réponse de Emmanuel à emmanuel

Le nucléaire produit du CO2 à cause de l’extraction et du traitement de l’uranium. Les allemands ont eu le courage de se détourner du nucléaire et sont très en avance sur le renouvelable. Plutôt que de les critiquer, suivons leur exemple et faisons le grand chantier de l’Europe de l’énergie renouvelable. Faire du nucléaire c’est botter en touche. La gueguerre entre le bon français qui fait du nucléaire et le méchant allemand qui fait de la lignite est stérile car les deux solutions sont mauvaises. Il faut plutôt unir nos forces, nos ingénieurs et nos scientifiques et exploiter notre énorme potentiel européen d’énergies renouvelables (côtes maritimes - vent, courants marins, marées, montagnes, soleil au sud, biomasse pour les plaines, etc...). Dans le conflit d’intérêts entre les intérêts privés et les intérêts collectifs, c’est toujours la collectivité qui est sacrifiée, toujours elle qui paye : générations futures pour les déchets nucléaires et /ou les accidents nucléaires et aussi pour les inondations et les ouragans du réchauffement climatique, sans compter les accidents nucléaires dus au réchauffement climatique à cause des niveaux des rivières trop bas ou des inondations des centrales... La seule solution courageuse est le recours aux énergies renouvelables et la sobriété énergétique, qu’on le veuille ou non, sans oublier le respect des normes de protection des populations. CQFD.

Bien cordialement.

- Le 12/08/2017 à 10:35 par Emmanuel

Réponse à SIRIUS

Ce qui est irrationnel, c’est de risquer la vie des gens en utilisant des pièces essentielles non conformes (cocotte minute sous 155 bars de pression d’eau radioactive à 300°C sous irradiation permanente faite avec un acier qui risque de se fissurer et de se casser à tout moment parce qu’il contient trop de carbone) et aussi de fabriquer du plutonium et plein d’autres déchets radioactifs à longue vie puis de les transporter à nos risques et périls dans des camions et des trains et de les enterrer pour s’en occuper 100 ans (CIGEO) alors qu’il sont extrêmement dangereux pendant des milliards d’années (pour rien car inutiles) dans des installations indémontables (énormes murs et dalles de béton et quantité énorme de métaux et autres matériaux irradiés) et vulnérables au réchauffement climatique et aux attaques terroristes, aux dépens des générations futures qui n’auront pas le droit à l’électricité produite (avec un rapport quantité / prix global désastreux) mais à toutes les immondices qu’on va leur laisser et tous les frais que cela engendre pour s’en occuper, tout cela pour faire bouillir de l’eau pendant 40 ou 50 ans en perdant 80% de l’énergie (nucléaire noble) en chaleur (énergie non noble) pour chauffer les petits oiseaux et les petits poissons (pour dégrader de l’énergie).

Il y a forcément mieux car c’est impossible de faire pire : énergie solaire + éolienne, biomasse (photosynthèse), courants marins qui en découlent. Elle provient de la fusion thermonucléaire de l’hydrogène en hélium à 150 millions de kilomètres de la terre. Marées et géothermie grâce à la lune et à la terre qui se sont formées après l’explosion d’une supernova. Le nucléaire, c’est bien quand c’est loin, loin loin de chez nous car c’est beaucoup trop dangereux et il ne faut pas s’approcher trop près du soleil, au risque de se brûler les ailes...

- Le 12/08/2017 à 15:39 par Emmanuel

Réponse à SIRIUS

Vous savez, le plus triste n’est pas d’avoir le cancer mais de refuser le diagnostic de votre médecin quand il vous annonce que vous êtes atteint par la maladie. Être dans le déni de sa maladie est une réaction normale, humaine, de protection qui va vous conduire à prendre plusieurs avis pour être vraiment sûr (phase de scepticisme). Ensuite, soit on reste dans le déni et c’est fichu soit on se transcende et on accepte le diagnostic et le traitement qui va avec. Là, l’espoir renaît. En faisant confiance à l’équipe médicale, la victoire contre la maladie sera possible. Le challenge qu’on accepte de relever en vaut largement la peine. Bien sûr, si le cancer est pris trop tard, ça diminue les chances de survie donc mieux vaut rester dans le déni le moins longtemps possible et des fois les traitements marchent et des fois ils ne marchent pas, ça dépend de très nombreux facteurs ...

Le principe de base de manipulation de l’opinion publique par les lobbys industriels et financiers (conflit d’intérêt entre intérêt privé et intérêt public) a toujours été de faire passer une certitude scientifique pour une simple opinion (si bien que 99,99 % contre 0,01 % dans les publications scientifiques se transforment en 50 % contre 50 % dans les revues et l’information populaire).

  • Le réchauffement climatique dû à l’utilisation des énergies fossiles n’est pas une opinion mais une certitude scientifique (augmentation constante du taux de CO2 dans l’air) ;
  • La dangerosité du nucléaire civil n’est pas une opinion mais une certitude scientifique (Tchernobyl, Fukushima, radioactivité cancérogène certaine en fonction de la dose reçue) ;

Vous dites qu’aucune loi de la physique ne permet de stocker de l’énergie mais c’est faux car l’énergie ne peut être ni créée, ni détruite mais peut se transformer. Par exemple, on peut transformer l’énergie électrique en énergie chimique par électrolyse de l’eau sous forme de dihydrogène que l’on peut stocker ou on peut charger des batteries ou des supercondensateurs ou des anneaux supraconducteurs, etc. ou faire fonctionner des pompes qui remontent de l’eau pour stocker l’énergie sous forme mécanique (énergie potentielle de pesanteur). Les possibilités sont nombreuses.

Ce n’est pas parce que l’on n’a jamais fait du tout renouvelable que c’est impossible (et il faudra forcément aller vers la sobriété énergétique). Ce qui est une certitude scientifique, c’est que les énergies nucléaires et fossiles nous conduisent droit dans le mur (et les deux ensemble multiplient leurs effets nocifs).

Une société moderne, comme vous le dites, n’est pas une société qui reste dans le déni et dans l’immobilisme (qui a un coût incommensurable, appelé coût de l’inaction), c’est une société capable d’aller de l’avant et d’évoluer. De toutes façons il n’y a rien à craindre puisque le pire c’est de continuer comme avant.

Bien cordialement,

Emmanuel

P.S. : Dans les années 1950, Les industriels du tabac disaient qu’il n’était pas cancérigène en prenant pour preuve que les médecins fument (on les voyait sur les publicités avec une cigarette à la bouche). Vous constaterez que l’enfumage de l’opinion publique n’est pas nouvelle et ce n’est pas parce qu’on est scientifique qu’on ne fait pas de bêtises et qu’on est incorruptible.

- Le 17/08/2017 à 17:23 par Emmanuel

Réponse à sapin

Le nucléaire produit du CO2 à cause de l’extraction et du traitement de l’uranium puis du traitement des combustibles usagés (radioactifs pendant des milliards d’années) et des milliers de tonnes de déchets radioactifs divers et variés, du creusement de sites de stockage réversibles - ou pas ??? - (pour cacher les déchets sous le tapis), du grand carénage pour mettre toutes nos centrales aux normes post-Fukushima (un gouffre financier pour le contribuable qui va conduire à fermer des hôpitaux publics, des écoles publiques, le CNRS et les crédits recherche dans les énergies renouvelables afin de respecter les 3 % de déficit public ...) avec des millions de tonnes de béton qui rendront la déconstruction de ces dernières encore plus impossible, du démantèlement (impossible à mener à terme) et du travail de décontamination (impossible à mener à bien) en cas d’accident comme à Fukushima et à Tchernobyl en espérant que ça n’arrive jamais chez nous mais c’est de plus en plus probable (vieillissement des centrales, normes de construction non respectée pour l’EPR).

On s’enferme dans un cercle vicieux. Croire le contraire, c’est croire à un mythe.

Ce qui est sûr, c’est que l’énergie nucléaire est d’une telle dangerosité qu’elle ne peut en aucune manière être acceptable.

Les allemands ont eu le courage de s’en détourner et sont très en avance sur le renouvelable et les économies d’énergie.

Si le prix de l’énergie est plus élevé, c’est une bonne chose car cela incite à l’économiser (taxation de la pollution).

De plus le "prix" (d’achat ?) de l’énergie ne signifie absolument rien car il est fixé sur le prix du baril de pétrole à court terme (par on ne sait trop qui, ni comment, mais on imagine que c’est la loi du plus fort qui l’emporte que ça coûte cher à la collectivité et que ça peut changer de côté ... ) et il n’intègre jamais les externalités négatives à payer par la collectivité à long terme comme les inondations, sécheresses, ouragans, déchets nucléaires, démantèlement, accident nucléaire.

Pour comparer honnêtement le prix des énergies, il faut voir à long terme en intégrant les coûts externes de pollution dans le prix de vente afin de ne pas les faire payer par les générations futures et de recours à la force ou à la compromission pour les obtenir.

Ce qui est certain c’est que ce sont les énergies renouvelables, de flux et non les énergies fissiles et fossiles, de stock qui ont les coûts externes les moins élevés et de très loin.

Plutôt que de critiquer les allemands, suivons leur exemple et faisons le grand chantier de l’Europe de l’énergie renouvelable. Faire du nucléaire c’est botter en touche, c’est obliger les allemands à utiliser leur lignite. La gueguerre entre le bon français qui fait du nucléaire et le méchant allemand qui fait de la lignite est complètement stérile car les deux solutions sont aussi mauvaises l’une que l’autre (c’est la peste et le choléra).

Il faut plutôt unir nos forces, nos ingénieurs et nos scientifiques et exploiter notre énorme potentiel européen d’énergies renouvelables (côtes maritimes - vent, courants marins, marées, montagnes, soleil au sud, biomasse pour les plaines, etc...).

L’utilisation simultanée des énergies fissile (nucléaire en France) et fossile (lignite en Allemagne) démultiplie leurs effets nocifs. En effet, les centrales nucléaires on besoin d’eau pour se refroidir (grosse perte d’énergie de l’ordre de 70% nécessaire pour que la machine thermique n’explose pas), ce qui est incompatible avec la sécheresse due au réchauffement climatique. Il ne leur en faut pas trop non plus, sous peine d’exploser sous les inondations et la remontée du niveau de la mer (comme le tsunami de Fukushima dont la hauteur de la vague n’était pas prévue par les calculs) ...

La seule solution pour voir un peu plus loin que le bout de son nez et pour sortir du déni mortifère est le recours à 100 % aux énergies renouvelables et à la sobriété énergétique (ADEME, Négawatt) le plus vite possible (on a déjà plein de déchets et de centrales à démanteler et pas encore d’accident majeur en France), sans oublier le respect des normes de protection des populations (même pour exploiter les sources d’énergie renouvelable et dans le cas de l’uranium donc des sources d’énergies nucléaires, on n’a absolument pas le droit à l’erreur car cela conduirait au cauchemar le plus épouvantable qui puisse exister et malheureusement, l’erreur est humaine).

Bien cordialement.

Emmanuel

- Le 17/08/2017 à 21:21 par Emmanuel

Réponse à Baryon

L’énergie solaire et éolienne, la biomasse (photosynthèse), les courants marins proviennent bien évidemment et sans exception, de la fusion thermonucléaire de l’hydrogène en hélium au coeur du soleil à 150 millions de kilomètres de la terre (et 18 millions de degrés celsius). les Marées et la géothermie proviennent de la Lune et de la Terre qui se sont formées après l’explosion d’une supernova (qui existait avant le Soleil qui s’est formé il y a cinq milliards d’années).

Vos écologistes préférés (qui ne sont pas des incultes) ne sont donc évidemment pas antinucléaires.

Sans la nucléosynthèse stellaire (fusion thermonucléaire à l’intérieur des grosses étoiles et en particulier la supernova qui a explosé et dont les poussières sont à l’origine du Soleil et qui a fabriqué les noyaux des atomes de carbone, oxygène et azote qui nous constituent) nous n’existerions même pas (écologistes ou non écologistes) et il n’y aurait pas ce débat.

C’est Hubert Reeves (astrophysicien, physicien nucléaire, écologiste, pédagogue, poète et auteur des magnifiques livres : "Patience dans l’azur", "Mal de Terre", "Poussières d’étoiles") qui dit que nous sommes faits de poussières d’étoiles.

Sauf que le nucléaire, c’est bien quand c’est très très très loin de chez nous (aussi bien dans l’espace que dans le temps donc dans l’espace-temps d’Einstein - au moins à 150 millions de kilomètres pour l’espace et à quelques milliards d’années pour le temps) car c’est beaucoup, beaucoup trop dangereux (risque non nul d’explosion, Fukushima, Tchernobyl, fabrication et stockage de déchets, risques d’irradiation lors du démantèlement, du stockage des déchets, des fuites de déchets radioactifs, vulnérabilité accrue par le terrorisme ambiant, etc.).

Il ne faut pas s’approcher trop près du soleil, au risque de se brûler les ailes.

Bien cordialement,

Emmanuel

P.S. : Le célèbre et antique mythe d’Icare est identique en tous points au mythe du nucléaire civil pas cher, sans danger, sans impact sur le réchauffement climatique où l’homme joue à l’apprenti sorcier et se prend pour Dieu en étant persuadé, par pur orgueil, qu’il ne fait jamais d’erreur et que rien ne peut l’arrêter, mais il se trompe. L’homme n’est grand que quand il est petit (humble). Par contre il est petit quand il est grand ou plutôt croit qu’il est grand (et qu’il a toujours raison, comme nos nucléocrates X-mines qui ont beaucoup trop de pouvoir et qui n’écoutent pas le peuple).

- Le 18/08/2017 à 12:18 par Emmanuel

Réponse à NESTOR : Hubert Reeves : le nucléaire ? Non merci ! (http://www.lepoint.fr/invites-du-point/hubert-reeves/hubert-reeves-le-nucleaire-non-merci-14-06-2014-1836186_1914.php)

L’astrophysicien démontre que, l’erreur étant humaine, les hommes ne sont pas capables d’entretenir des installations aussi sensibles que le nucléaire.

PAR HUBERT REEVES

Publié le 14/06/2014 à 14:59 | Le Point.fr

Les risques inhérents à la filière nucléaire font douter les spécialistes de sa pérennité.

Un grand débat se poursuit aujourd’hui sur la question de l’énergie nucléaire. Il y a, d’une part, la nécessité et l’urgence d’arrêter la marche du réchauffement climatique avant que la situation ne devienne ingérable. D’une façon plus quantitative, on estime la limite acceptable de rejet de carbone dans l’atmosphère à moins d’un million de tonnes depuis le début de l’ère industrielle. Nous en avons déjà rejeté cinq cent mille tonnes et nous en rejetons plus de dix mille tonnes par année. Ainsi, la date limite serait atteinte avant 2050. Plus tôt encore si nous continuons à augmenter notre consommation de gaz à effet de serre.

Par ailleurs, les risques et dangers des réacteurs nucléaires sont bien connus : stockage des déchets, attaques terroristes possibles, réchauffement des eaux de refroidissement des réacteurs. Serons-nous obligés, malgré les risques, d’investir massivement dans la filière nucléaire ? Cette chronique est une réflexion sur ce sujet à la lumière d’un événement récent qui a fait beaucoup de bruit aux États-Unis (voire l’article de la revue Nature du 15 mai 2014 intitulé : Un accident en attente d’arriver).

Le grand cadeau d’une énergie inépuisable

Quand j’étais étudiant à l’université Cornell aux États-Unis, avec nos professeurs, nous étions tous d’ardents défenseurs de l’énergie nucléaire. Nous nous sentions les apôtres d’une cause qui allait apporter aux humains le grand cadeau d’une énergie inépuisable, la fin de la pauvreté dans le monde. Pourtant, un de nos meilleurs enseignants, Philipp Morrison, nous mettait en garde : "Le plus grand risque inhérent à cette filière, c’est la routine. On peut prévoir des sécurités contre les accidents provoqués par des machines - disait-il -, mais on n’est jamais à l’abri de risques causés par les hommes." J’ai eu plusieurs fois l’occasion de réaliser la sagesse de cette mise en garde. Les grands accidents nucléaires du passé, Tchernobyl, Three Miles Island..., ont été provoqués par des erreurs humaines. Dans un centre de stockage nucléaire, le Waste Insulation Pilot Plant (WIPP), près de Carlsbad, dans le désert du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, un (ou peut-être plusieurs) conteneur rempli de substances radioactives de longue durée s’est récemment fissuré. Il a répandu des quantités, encore inconnues mais vraisemblablement grandes, d’atomes radioactifs dans l’environnement, provoquant une panne qui a obligé le WIPP à se mettre en réparation pour dix-huit mois. Plusieurs hommes ont été irradiés, mais peu gravement. Ce centre de stockage, dont on garantissait qu’il était sécurisé pour des milliers d’années, est âgé de seulement quinze ans ! Après l’alerte, pour assainir l’air, un technicien, ouvrit manuellement un ventilateur. Celui-ci aurait dû s’ouvrir automatiquement..., mais il était débranché depuis des années. Et on constata alors que tout le système de ventilation avait des fuites majeures. Ces fuites furent colmatées deux semaines plus tard. Le gouvernement avait pourtant affirmé que de tels accidents étaient strictement impossibles...

Confiance excessive en soi-même

Le rapport des autorités fédérales sur cet incident n’est pas tendre. Il dénonce une ambiance de négligence généralisée, une atmosphère de complaisance provoquant des dérégulations des standards de sécurité. L’analogie fut faite avec les rapports de l’accident de Fukushima au Japon en 2012. On y retrouve les mêmes mots : hubris, confiance excessive en soi-même, non-respect des règles de sécurité et absence de prévoyance scientifique et technique. Le WIPP, qui, à ses débuts, manifestait une attitude et une sécurité exemplaire, s’est rapidement (15 ans...) détérioré. Il s’est laissé entraîner à des comportements humains typiques, avec leurs failles et leurs faiblesses. En particulier ceux qui naissent de la routine, de la médiocrité.

Cet accident et ses suites m’ont rappelé le message de mon vieux professeur. Après mes études, je suis arrivé à la conclusion que le nucléaire est une technique adaptée pour les étoiles, mais pas pour les humains. Les instances nucléaires françaises conviendront sans doute de l’importance des messages à tirer de cet événement. Mais tenant compte de l’usure du temps, pouvons-nous vraiment avoir confiance ? À elles de le prouver.

P.S. : vous avez parfaitement raison : accepter la cuve et pas le couvercle est une décision complètement irrationnelle et absurde puisque c’est le même fabricant qui a fait les deux et que l’acier ne vérifie pas, loin de là, les normes en vigueur. Démonter un couvercle lorsqu’ils sera radioactif est beaucoup plus compliqué que le démonter avant qu’il ne le devienne et autant changer les deux pendant qu’on y est (c’est comme si on changeait les pneus usés à l’avant et pas à l’arrière d’une voiture ...). De plus, il faudra arrêter la centrale, ce qui n’est pas une mince affaire et coûte très cher. On peut douter que ce sera vraiment fait. Il faut mieux arrêter l’EPR qui est une gabegie (beaucoup plus intelligent).

Bien cordialement,

Emmanuel

- Le 19/08/2017 à 12:19 par Emmanuel

Réponse à GSQ (18/08/2017 à 19:18)

GSQ dit : "RIDICULES !!!... Merci à vous de vous êtes exprimés. ASN saura faire le tri de vos copier/coller !!!... :-)"

Dans un roman de Carlos Ruiz Zafon intitulé L’Ombre du vent que je suis en train de lire, j’ai trouvé à la page 271 la phrase suivante que j’ai beaucoup aimée :

« Les raisons de dire la vérité sont limitées, mais le nombre de celles qui poussent à mentir est infini. »

Donc je rappelle les raisons de dire la vérité (j’en vois principalement deux que l’on retrouve forcément dans le copier/coller incriminé, au grand dam de GSQ) :

  • L’acier ne vérifie pas les normes pour l’ensemble de la cuve du couvercle, il faut donc tout changer avant le démarrage de l’EPR et pas après (ce sera trop tard, impossible à contrôler et beaucoup trop risqué). Peu importe si c’est très long et très cher et que ça fait perdre des marchés à l’étranger car le PRINCIPE DE PRÉCAUTION ne doit pas être un vain mot. Il faut changer de fabricant car CREUSOT FORGE n’est pas ou plus capable de respecter les normes. Il s’agit d’un problème de processus de fabrication incorrect car pas ou plus connu, qui part de la qualité du lingot initial, donc du tout début du processus. Changer les normes après la fabrication est du bricolage indigne des standards élevés de l’industrie nucléaire. Ne changer que le couvercle et pas la cuve alors que les deux sont mauvais est irrationnel et absurde. Ce serait comme changer les preux usés à l’avant sans changer les pneus usés à l’arrière de sa voiture. Ils finiront par éclater et provoquer l’accident. C’est aussi inutile qu’un emplâtre sur jambe de bois ;
  • L’exploitation des sources d’énergie nucléaires à base d’uranium 235 par l’homme n’ont aucun avenir intéressant pour lui à court, moyen et long terme. C’est une impasse, une gabegie, une malédiction qui va engloutir tout notre argent, notre santé, celle de nos enfants, des enfants de nos enfants et qui va nous faire rater la transition énergétique vers les sources d’énergie renouvelables. Le recours aux sources d’énergie renouvelables est la seule manière de sortir tête haute de la crise dite "économique" qui a commencé en 1974 mais qui est en réalité une crise énergétique, écologique et morale. NOUS N’AVONS PAS LE CHOIX. C’est là-dessus qu’il faut miser tout notre argent et pas sur la fission de l’uranium-235 qui est un pari perdu d’avance. Nous avons suffisamment perdu de temps comme cela (43 ans) en gabegies (diesel détaxé, kérosène détaxé, taxe poids-lourds annulée, fermeture de THEMIS, EPR, mauvaise orientation des crédits recherche, baisse des financements du CNRS, des hôpitaux publics, de l’Université, des lycées, collèges, écoles publiques, armées, etc.).

Et celles qui poussent à mentir (liste non exhaustive bien sûr) :

  • Cupidité (l’argent) : les conflits d’intérêts en faveur des intérêts privés au détriment des intérêts du peuple sont une sorte de racket de notre argent pour le mettre dans la poche des copains des oligarques qui nous gouvernent. L’argent devrait être au service de l’homme et non l’inverse ;
  • Hubris (chez les Grecs anciens, démesure, orgueil inacceptable de la part d’un mortel. Toute prétention à une supériorité insolente parmi les hommes doit donc entraîner une punition cruelle de la part des dieux immortels. L’hubris est le thème principal de la tragédie) ;
  • Confiance excessive en soi-même conduisant au non respect des règles de sécurité ;
  • Absence de prévoyance scientifique et technique ;
  • Absence de vision à long terme ;
  • Peur de perdre son emploi ;
  • Peur d’être persécuté ;
  • Pressions diverses ;
  • Carriérisme ;
  • Ambition ;
  • Soif de pouvoir ;
  • Protection de son petit clan pour pouvoir garder les privilèges, souvent petits et mesquins, qui vont avec ;
  • Incompétence ;
  • Médiocrité ;
  • Imbécilité ;
  • Méchanceté ;
  • Bêtise humaine ;
  • Inconscience ;
  • Manque de courage (autrement dit : couilles molles) ;
  • Etc.

Bien cordialement,

Emmanuel

- Le 20/08/2017 à 22:45 par Emmanuel

http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Nucleaire_et_societe/expertise-pluraliste/IRSN-ANCCLI/Documents/Sem18/Annexe-1-IRSN-Dialogue-technique-EPR-092016.pdf

Une note technique publiée par l’IRSN montre que cette cuve n’est pas conforme à la réglementation des équipements nucléaires sous pression et pose bien un problème majeur de sûreté. Elle est datée de septembre 2015 et signée de Gérard Gary, physicien nucléaire, directeur de recherche émérite ex-CNRS rattaché au laboratoire de mécanique des solides de l’Ecole Polytechnique.

Gérard Gary dit : « Les mesures réalisées dans les zones suspectes (de la pièce sacrificielle) ont révélé des valeurs de résilience insuffisantes pour satisfaire le premier niveau de défense vis à vis de la sûreté ». En l’occurrence, il s’agit d’un test de résilience, qui mesure la capacité d’un matériau à absorber l’énergie quand il se déforme sous l’effet d’un choc et dont le résultat est mesuré en Joules : la réglementation impose un résultat supérieur à 60 Joules. Or la moyenne des tests réalisés sur une pièce sacrificielle similaire à la calotte de l’EPR ressort à 52 Joules et une valeur minimale de 36 joules. Le physicien précise aussi que sur cette pièce, la résilience attendue était de 220 Joules. Donc, en cas de choc violent, le fond de la cuve de l’EPR pourrait rompre. Or ce risque de rupture est strictement interdit par la réglementation : la rupture entraînerait la perte du liquide de refroidissement, donc le dénoyage du cœur nucléaire débouchant sur un accident nucléaire très grave.

Il explique aussi comment Areva essaie de convaincre les experts du GPESPN pour qu’il passent outre ces tests négatifs . Areva et son commanditaire EDF font tout pour obtenir l’aval de l’ASN. Bruxelles a conditionné à la qualification de la cuve son feu vert à la recapitalisation de 4,5 milliards d’euros d’Areva. Et EDF a déjà dépensé 10,5 milliards d’euros dans la construction du réacteur.

Gérard Gary dit : « On doit supposer que la décision de développer un réacteur d’un modèle nouveau (l’EPR) a été fondée sur des raisons politiques et un pari économique. Cette décision a été également justifiée par un désir (besoin ?) d’amélioration de la sureté en dépit de l’augmentation sensible de la puissance (d’environ 20% par rapport aux plus gros réacteurs construits en France) entraînant le recours partiel à de nouvelles technologies non éprouvées. Les problèmes abordés dans le rapport en découlent directement. En effet, pour augmenter la puissance du réacteur il faut augmenter la taille de la cuve et en particulier celle du couvercle et du fond. Le processus de fabrication retenu étant le forgeage suivi d’un usinage, il était nécessaire de partir d’un plus gros lingot de l’alliage (très précisément dosé) choisi. Compte tenu des compétences nationales existantes dans ce domaine, les métallurgistes ne pouvaient ignorer les risques accrus de ségrégation. En effet, avec l’augmentation de la taille, les gradients thermiques dans le lingot en cours de solidification augmentent (sans aborder les problèmes de convexion dans la zone encore liquéfiée) et risquent d’induire des inhomogénéités de la répartition des additifs. Ces inhomogénéités sont néfastes puisque les propriétés des matériaux sont très sensibles à leur composition. Les zones dans lesquelles on observe des ségrégations (principalement de carbone) sont logiquement compensées par des zones où le carbone ne sera pas en quantité suffisante. Compte tenu de la nouveauté, par la taille, de l’objet fabriqué (lingot de 157 tonnes - pour un couvercle de diamètre 4,90 m et d’épaisseur 23 cm) , on aurait pu s’attendre à ce qu’une première pièce soit réalisée pour permettre de vérifier que les propriétés mécaniques requises étaient atteintes. Il n’en a rien été puisque 4 pièces ont été fabriquées par le même procédé (un fond de cuve et un couvercle destinés à Flamanville 3 et un fond de cuve et un couvercle destinés à une centrale construite en Chine). Il est d’ailleurs intéressant de noter, au passage, que les fonds de cuve, moins épais que les couvercles, auraient pu être fabriqués avec un procédé mieux maîtrisé. Pour Flamanville, le fond de cuve a été soudé aux viroles et mis en place dans le puits de cuve pendant que le couvercle était usiné dans sa configuration quasi définitive. Des observations radiographiques ont révélé des inhomogénéités (auxquelles on pouvait donc s’attendre) pouvant entrainer des variations des propriétés mécaniques. L’ASN a demandé de quantifier ces variations. Les mesures correspondantes nécessitaient des prélèvements dans les pièces entraînant leur destruction. Les couvercles avaient fait l’objet de perçages importants mais AREVA a déclaré que les chutes de matière qui en avaient résulté étaient inutilisables. Devant les difficultés économiques que pourraient entraîner la destruction des pièces existantes, AREVA, pour accéder aux exigences de l’ASN, a fait réaliser une calotte supplémentaire en utilisant le même procédé de fabrication, calotte dite « sacrificielle » de laquelle des éprouvettes ont pu être extraites. Les mesures alors réalisées dans les zones suspectes ont révélé des valeurs de propriétés mécaniques insuffisantes pour satisfaire au premier niveau de défense vis à vis de la sûreté. »

Ensuite Areva aurait remis à l’ASN les résultats d’un programme d’essais complémentaires lancé fin 2015. Les essais ont été menés sur des couvercles et des fonds de cuve "analogues" à ceux du réacteur EPR de Flamanville 3. Trois calottes sacrificielles ont été utilisées et plus de 1 700 échantillons en ont été prélevés (...). Les caractéristiques de ténacité mesurées dans les pièces sacrificielles respectent les attendus de la lettre de suite de l’ASN émise en décembre 2015.

Conclusion :

  1. On peut douter que le processus de fabrication de ces nouvelles calottes sacrificielles donc que le métal des éprouvettes d’AREVA soit bien le même que celui de la vraie cuve actuellement installée d’ans l’EPR Flamanville.
  2. Il aurait fallu faire les tesst sur le vrai métal de la cuve et du couvercle (mais AREVA a déclaré que les chutes de la vraie cuve étaient inutilisables).
  3. Il aurait fallu faire une cuve d’essai sacrificielle pour faire tous les essais nécessaires puis améliorer le processus de fabrication du lingot de départ jusqu’à en obtenir des éprouvettes correctes au lieu de faire tout de suite la vraie cuve puis de faire des pièces sacrificielles et des éprouvettes après.
  4. Faire un EPR dont l’augmentation sensible de la puissance (d’environ 20% par rapport aux plus gros réacteurs construits en France) entraîne le recours partiel à de nouvelles technologies non éprouvées à Flamanville, juste à côté du plus gros site de retraitement et de stockage de déchets nucléaires du monde entier est une très très mauvaise idée. S’il y avait un accident il faudrait tout évacuer et on ne pourrait plus accéder à la HAGUE.
  5. Pour des raisons de sûreté (principe de précaution) il devrait être interdit de construire une centrale nucléaire juste à côté d’un centre de traitement et de stockage de déchets nucléaires, d’autant plus quand c’est un nouveau type de centrale (plus puissant donc encore plus dangereux, dont la construction n’est ni connue ni parfaitement maitrisée ni éprouvée, par exemple avec la cuve, le couvercle ou la qualité du béton, etc).
  6. À Flamanville, la proximité de la mer rappelle Fukushima (sauf que Fukushima n’était pas à côté d’un site comme la HAGUE). À cause du réchauffement climatique provoquant la montée de la mer, de la violence du vent et des courants, d’une exposition plein ouest aux vents dominants dans les tempêtes (et les futurs ouragans) du Cotentin, il ne faut pas exclure le risque qu’une énorme vague submerge l’EPR avec un accident encore pire qu’à Fukushima (à cause de l’énorme puissance de l’EPR et de la proximité de la Hague).

Pour toutes ces raisons :

  1. Il faut arrêter le chantier EPR Flamanville ;
  2. Il faut refaire la cuve et le couvercle pour que la qualité soit parfaite ;
  3. Il ne faut pas que l’EPR soit construit à Flamanville (proximité de La Hague + risque de vague-submersion) ;
  4. L’idéal serait de ne pas faire l’EPR et de ne plus construire aucune centrale nucléaire en France mais de commencer un grand programme de démantèlement afin de respecter la loi de transition énergétique (50 % d’électricité nucléaire maximum) puis sortir du nucléaire en le remplaçant par des sources d’énergies renouvelables.

- Le 23/08/2017 à 12:33 par Emmanuel

Réponse à Jojo

  1. Les cuves sacrificielles faites après la vraie cuve de l’EPR ne sont en aucun cas représentatives de cette dernière.
  2. Le travail a été fait à l’envers, il aurait fallu faire les cuves sacrificielles en premier et la vraie cuve en dernier et non pas la vrai cuve en premier et les cuves sacrificielles en dernier.
  3. De plus, qu’est-ce qui garantit que les éprouvettes qui donnent satisfaction ne sont pas le fruit d’une falsification (utilisation d’un autre alliage, obtenu à partir d’un plus petit lingot, plus facile à faire dans les normes car cela minimise les risques de ségrégation à cause des gradients thermiques dans le lingot) ?
  4. Nous ne pouvons plus faire confiance en AREVA et EDF qui sont un "état dans l’état" qui décide à la place du peuple après tous les mensonges et camouflages déjà commis et qui méritent une lourde sanction pour mise en danger de la vie d’autrui. La cuve a été installée trop rapidement et l’ASN a été mise devant le fait accompli (pas vu pas pris). D’ailleurs nous ne croyons pas qu’EDF fera les contrôles pendant le fonctionnement de l’EPR car d’une part le métal sera radioactif et d’autre part si on observait une fissure, ce serait trop tard (ça ne sert plus à rien, c’est comme partir en voyage avec des pneus usés, on peut toujours s’arrêter tous les kilomètres pour regarder, ça finira par péter quand on sera en train de rouler à 130 km/h sur l’autoroute et tout le monde sait qu’il faut mettre des pneus neufs avant de partir et pas après, pas besoin d’être un grand spécialiste pour le savoir puisque ce n’est que du bon sens). Nous ne croyons pas que le couvercle sera changé dans 7 ans. Nous savons très bien que l’EPR sera utilisé à pleine puissance (même avec une cuve et un couvercle défaillants) et que celle-ci est 20% supérieure à tous nos précédents réacteurs, ce qui est inédit et augmente encore le risque.
  5. Nous voulons que tous les tests et toutes les éprouvettes soient faits avec la vraie cuve et qu’une nouvelle cuve et un nouveau couvercle soient fabriqués dans les normes (et pas par CREUSOT FORGES) car le principe de précaution doit prévaloir et notre vie et celle de nos enfants valent infiniment plus qu’un EPR. Il est grand temps de faire une pause pour éviter un geste irrémédiable, irréversible, irresponsable et criminel.
  6. Les externalités négatives du nucléaire sont incommensurables. Sa dissémination à l’étranger est l’une des pires.
  7. Il y mieux et beaucoup moins cher et moins dangereux pour faire bouillir de l’eau. L’utilisation des sources d’énergie nucléaire est d’une telle dangerosité qu’elle ne peut en aucune manière être acceptable.
  8. La présence de la Hague à proximité de Flammanville est à prendre en compte dans la décision. Aucun droit à l’erreur n’est permise.
  9. Peu importe les conséquences financières et commerciales et la survie d’Areva et de la filière nucléaire, ça coûtera beaucoup, beaucoup moins au contribuable en argent et en santé que l’obstination aveugle et mortifère.
  10. Que les aficionados du nucléaire ne s’inquiètent pas car même en cas de sortie totale du nucléaire il y aura encore du travail pour eux pour très longtemps afin de démanteler et gérer les déchets sur des dizaines de milliers d’années. Certes, on sait que ce sera que pure perte (uniquement de l’argent dépensé) car l’électricité produite aura été consommée depuis belle lurette, mais en essayant de tenir tout ça sous contrôle avant que ça nous pète à la figure, ça vaut toujours mieux que Fukushima ou Tchernobyl qui sont complètement hors de contrôle pour les millénaires à venir. D’ailleurs, les allemands qui ont eu le courage de sortir du nucléaire ont de l’avance dans ce domaine. Je souhaite que l’Europe devienne la championne et la spécialiste du démantèlement (le moins sale possible) et c’est loin d’être gagné.

Conclusion : AVIS EXTRÊMEMENT DÉFAVORABLE. Il faut impérativement arrêter le chantier de l’EPR de Flammanville. Il faut faire un référendum sur la sortie du nucléaire. Il faut que l’industrie nucléaire européenne se tourne vers le démantèlement et la gestion des déchets (réversible sur plusieurs dizaines de milliers d’années). Il faut que le CEA devienne le Commissariat aux Energies Alternatives et à la Sortie de l’Energie Atomique CEASEA ou CE2A2S. Pour AREVA, c’est mort, il va disparaître, quand à l’EDF, qu’il arrête de nous enquiquiner avec l’énergie atomique et qu’il fasse du renouvelable car c’est ce que veut le peuple qui est plus sage que les nucléocrates X-mine. l’ASN aura encore plein de travail même après la sortie du nucléaire.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 23/08/2017 à 17:52 par Emmanuel

Réponse à LEVIELLEDE

LEVIELLEDE dit : « Je croyais que l’ASN avait les compétences nécessaires pour porter un jugement éclairé sur la nature des défauts constatés et des conséquences compte tenu des coefficients de sécurité habituellement adoptés, apparemment ce n’est pas le cas puisqu’elle demande l’avis de la vox populi. Si j’étais ingénieur ou scientifique dans cet organisme je serais découragé par le manque de confiance à mon égard ... Peut-on demander au public d’apprécier les résultats d’une investigation scientifique aussi complexe ? ... S’il fallait demander l’avis du public, il fallait le faire avant de prendre la décision de réaliser un EPR ».

Je réponds :

  1. Il n’y a rien de complexe de dire que 0,3 % de carbone par rapport à 0,2 % dans la cuve et le couvercle installé à Flammanville, cela fait une erreur relative de ( 0,3 - 0,2 ) / 0,2 = 0,1 / 0,2 = 1 / 2 = 0,5 = 50 %. Ces résultats ont été obtenus par radiographie sur la cuve actuellement installée à Flamanville (méthode non destructive). C’est donc inacceptable car le pourcentage d’erreur relative largement supérieure à 10 %. Pour les autres tests mécaniques (résilience, ténacité), il faut des éprouvettes normalisées, il s’agit donc d’une méthode d’analyse destructive (ce sont des petits morceaux de métal qu’il faut prendre dans le cuve). Aucune de ces éprouvettes normalisées ne provient de la vraie cuve et du vrai couvercle (AREVA a dit que les chutes lors du perçage du couvercle n’étaient pas utilisables et on se demande bien pourquoi ...). Les premières éprouvettes étaient non conforme, et loin s’en faut (résilience de 52 joules avec valeur minimale de 36 J au lieu de 220 J attendus, comme le dit Gérard Gary sur le site de l’IRSN, à l’adresse suivante http://www.irsn.fr/FR/connaissances...). Les tests réalisés par AREVA sur d’autres éprouvettes à la demande de l’ASN (1700 échantillons) sont soit-disant réalisées à partir de "pièces sacrificielles" qui ne sont pas ou plus forcément représentatives du métal de la vraie cuve et du vrai couvercle (qui a été posé bien trop vite). AREVA qui a essayé de tromper la vigilance de l’ASN en faisant du "pas vu pas pris" a tout à fait bien pu trafiquer les éprouvettes et, pourquoi pas, les résultats. Elle n’est pas ou plus digne de confiance pour des raisons de conflits d’intérêts évidents et avérés (à commencer par assurer sa propre survie). Il faudrait un laboratoire d’analyse et une forge complètement indépendants pour réaliser tout cela mais malheureusement, il y a de fortes probabilités pour que ça n’existe pas puisque le destin des uns dépend de celui des autres.
  2. Parmi la "vox populi" comme vous le dites avec mépris, il y a des scientifiques, des ingénieurs, des médecins et des gens soucieux de leur avenir et de l’avenir de leurs enfants. Ils méritent le plus grand respect. Tout homme mérite respect et écoute attentive (droits de l’homme et du citoyen : tous les hommes naissent libres et égaux en droits), que l’on soit scientifique ou non, pro ou anti utilisation des sources d’énergie nucléaire à base d’uranium 235. D’ailleurs, il faut que le citoyen de base se réconcilie avec les scientifiques pour ne pas être esclave et victime des technocrates pour la bonne raison que c’est lui qui paye et celui qui paye est le roi et on ne doit pas lui mentir ni abuser de lui en lui vendant de force et au prix fort quelque chose dont il n’a pas besoin et qui risque de lui faire tort, sinon, c’est de l’escroquerie, de l’abus de pouvoir, du harcèlement, du mensonge et du viol donc criminel. Par conséquent, non seulement on peut demander l’avis de celui qui va payer (même si c’est un peu compliqué et qu’il faut faire preuve d’un peu de pédagogie et de bonne volonté) mais c’est même un devoir, accompagné de celui de dire toute la vérité et rien que la vérité (les raisons de dire la vérité sont peu nombreuses alors que les raisons qui poussent à mentir sont infinies).
  3. l’ASN fait cet effort de pédagogie et montre sa bonne volonté d’expliquer les choses à ceux qui vont les payer. Les ingénieurs et scientifiques de l’ASN n’ont pas à être découragés du manque de confiance à leur égard mais peuvent être fiers de l’effort remarquable dont ils font preuve et de la volonté d’améliorer les rapports qui existent entre la science et la société. Maintenant, j’espère qu’ils sont sincères, qu’ils vont écouter, répondre aux questions de toutes et tous et d’argumenter. l’ASN est soumise à des pressions gigantesques de l’oligarchie Française qui part du Président de la République. L’oligarchie est faite des meilleurs (« aristocratie » au sens étymologique), des plus riches (ploutocratie), des scientifiques et techniciens (technocratie), des Anciens (gérontocratie), de ceux qui bénéficient de la force ou de tout autre pouvoir de fait. L’ASN ne fait pas le poids devant le lobby nucléocrate X-mine et l’avis du peuple est la seule force qui peut faire basculer la balance dans le bon sens (arrêt définitif de l’EPR et sortie du nucléaire pour une transition énergétique vers les énergies renouvelables réussie, un démantèlement des vieilles centrales et une surveillance des déchets nucléaires à peu près contrôlables pendant une dizaine de milliers d’années, même si c’est un peu péremptoire que de dire cela).
  4. Vous avez raison quand vous dites : « S’il fallait demander l’avis du public, il fallait le faire avant de prendre la décision de réaliser un EPR. » et je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce point. Un référendum sur la sortie du nucléaire est une absolue nécessité en France. Malheureusement, ça n’e s’est jamais fait à cause de la puissance gigantesque du lobby nucléaire. Espérons que cette consultation de l’ASN soit l’occasion de creuser une brèche dans la muraille et soit une occasion pour un peuple de reprendre son destin en main et de ne pas laisser le pouvoir à d’autres, de dépenser leur argent n’importe comment car c’est le fruit de leur labeur. Ce n’est pas l’homme qui est au service de l’argent mais l’argent qui est au service de l’homme. Il faut arrêter le plus vite possible de sacrifier l’humanité présente et future, avec le maintien de l’exception française du nucléaire civil, sur l’autel du dieu argent avant que ce ne soit trop tard.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 23/08/2017 à 18:57 par Emmanuel

Réponse à benjamta

Sources d’énergie nucléaire à base d’uranium et sources d’énergie fossile sont la peste et le choléra. Elles ne sont pas meilleures ni plus enviables l’une que l’autre à cause de leurs externalités négatives incommensurables (réchauffement climatique, montée du niveau des mers, sécheresses, ouragans, incendies, contamination radioactive, coûts démesurés de réparation démantèlement, stockage de déchets et exodes massifs de populations). De plus ce sont des énergies de stock et tout stock finit par s’épuiser. C’est injuste et égoïste vis à vis des générations futures qui n’auront plus rien, à part nos pollutions dans l’eau, l’air et la terre, tous les déchets radioactifs cancérogènes certains qui ne pourront rien faire d’autre que les contaminer puisque rien ne se perd et rien ne se crée comme le dirait Lavoisier.

La seule et unique solution, c’est le recours à 100 % aux sources énergies renouvelables comme le préconisent l’ADEME (http://www.ademe.fr/mix-electrique-...) et NEGAWATT (https://negawatt.org/Scenario-negaW...).

Ce n’est pas parce qu’on ne l’a jamais fait que c’est impossible (il faudra forcément aller vers la sobriété avec une optimisation entre un IDH - indice de développement humain - maximal avec une consommation d’énergie et un PIB - produit intérieur brut - minimal). C’est donc un véritable changement de paradigme énergétique, écologique et économique dont il s’agit.

C’est notre seule chance.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 24/08/2017 à 15:49 par Emmanuel

Pétition https://www.change.org/p/emmanuel-m... pour s’opposer à la gabegie du démarrage de l’EPR avec une cuve défectueuse au mépris du principe de précaution envers la sécurité du peuple français et avec son argent, de surcroît.

Extrait de : https://www.can-ouest.org/petition/ :

« CONSULTATION BIDON DE L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN )

L’ASN organise une consultation publique sur internet, durant l’été, pour légitimer son avis de validation de la cuve (défectueuse ) de l’EPR de Flamanville.

Légalement, un nouveau débat public aurait dû être organisé AVANT de prolonger le décret de création qui prenait fin en avril 2017.

Par expérience de consultations précédentes, nous savons que l’ASN une fois de plus, ne tiendra pas compte des avis défavorables exprimés, se permettant de ne pas comptabiliser des réponses identiques. »

Il est plus prudent de signer des pétitions en direction d’Emmanuel Macron, Nicolas Hulot, EDF, ASN en plus des commentaires destinés uniquement à la consultation publique de l’ASN aux adresses suivantes :

1) https://www.change.org/p/emmanuel-m...

2) http://www.sortirdunucleaire.org/Pe...

3) https://epr-nonmerci.agirpourlenvir...

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 24/08/2017 à 18:38 par Emmanuel

Signez la pétition : https://www.change.org/p/emmanuel-m...

Le nucléaire n’est pas une solution d’avenir à cause de ses coûts externes incommensurables à la charge des générations futures : démantèlement, gestion des déchets, risque d’accident, irréversibilité, pas d’uranium en France, pollution des sites sur des dizaines de milliers d’années, voire plus. L’énergie nucléaire est d’une telle dangerosité qu’elle ne peut en aucune manière être acceptable. L’énergie solaire (thermique, photovoltaïque), la biomasse (biogaz), l’éolien sont maintenant moins chers, sans compter qu’il n’y a pas de coûts externes, que ces techniques sont réversibles (on peut facilement démonter une installation si elle ne donne plus satisfaction, contrairement au nucléaire) et qu’elles sont beaucoup moins dangereuses. Accepter les risques de l’EPR dont la cuve et le couvercle ne vérifient pas les normes de sécurité est suicidaire et criminel pour les populations et est contraire au principe de précaution. Le nucléaire est un gouffre financier, une gabegie, une malédiction qui nous empêche de réussir notre transition énergétique vers les énergies renouvelables et vers les économies d’énergie, seuls moyens de sortir tête haute de la crise dite "économique" mais qui en réalité est énergétique, écologique et morale. IL FAUT CHANGER DE PARADIGME, sortir du tout PIB (produit intérieur brut) pour favoriser l’IDH (indice de développement humain) maximal pour une consommation d’énergie minimale et sortir du mythe d’une croissance infinie dans un monde fini (basée sur le PIB qui augmente lorsque la pollution, les cancers donc les ventes de médicaments augmentent). Il faut sortir des sources d’énergies de stock (uranium, pétrole) qui par définition s’épuisent, ce qui est égoïste pour les générations futures et générateur de graves pollutions (gaz à effet de serre provoquant le réchauffement climatique et risque de contamination par nos déchets radioactifs pendant des millions d’années) pour aller vers les sources d’énergies de flux (renouvelables). Il faut voir le long terme et intégrer les externalités négatives pour ne pas reporter les coûts sur les générations futures. Mieux vaut prévenir que guérir sachant que guérir un accident nucléaire ou rendre inoffensifs des déchets nucléaires est impossible. Il faut taxer et punir les pollueurs, appliquer le principe pollueur-payeur et les menteurs qui disent qu’il n’y a pas de danger alors que c’est faux. Actuellement c’est le peuple qui paye avec ses impôts les erreurs stratégiques et techniques d’AREVA, EDF, nucléocrates X-mine, et toute la technocratie, ploutocratie et oligarchie Française qui lui a confisqué tout droit de décision. Il faut organiser un grand référendum sur la sortie du nucléaire en France et arrêter la gabegie (et taxer le diesel, le kérosène, les poids-lourds pour favoriser le circuit court et le bio) avant qu’il ne soit trop tard.

- le 25/08/2017 à 12:45 par Emmanuel

Réponse à LEVIELLEDE

1) Merci pour la correction de la faute d’orthographe. Effectivement, Flamanville ne prend qu’un seul m et c’est bien de la cuve de l’EPR de Flamanville dont je parle dans cette consultation de l’ASN ;

2) Concernant l’erreur relative sur le pourcentage de carbone, il est bien de 50 %. C’est le pourcentage d’erreur absolu qui est de 0,1 %. Il ne faut pas confondre erreur relative et erreur absolue. C’est l’erreur relative et pas absolue qui compte en sciences. L’erreur relative est sans unité (ce qui n’est pas toujours le cas de l’erreur absolue sauf quand il s’agit déjà d’un pourcentage comme avec le carbone ici). C’est la différence entre la valeur expérimentale et la valeur normalisée, divisée par la valeur normalisée. Cela donne un résultat entre 0 et 1. On peut multiplier par 100 pour avoir un pourcentage (sans unité). Ici la valeur mesurée est 0,3 % de carbone pour une valeur normalisée de 0,2 % soit une erreur absolue de 0,3 - 0,2 = 0,1 % à diviser par la valeur normalisée de 0,2 %, cela fait bien 0,1 % par rapport à 0,2 % attendus soit la moitié 0,1 / 0,2 = 1 / 2 = 0,5 et si on multiplie par 100 pour avoir un pourcentage, cela fait bien 0,5 x 100 = 50 % d’erreur relative (et j’insiste bien sur relative, à ne surtout pas confondre avec absolue). En gros pour un médecin, la pression artérielle normale est 12 / 7, 50% d’erreur relative, cela ferait 12 + la moitié de 12 / 7 + la moitié de 7 soit 12 + 6 et 7 + 3,5 soit 18 / 10,5, disons 18 / 11 pour simplifier au lieu de 12 / 7. Pensez-vous que ce médecin déclarera que 18 / 11 (au repos bien sûr) au lieu de 12 / 7 (au repos) est une tension normale ? Doit-il laisser le patient sortir de son cabinet en disant que tout est normal ? Dans un lycée, en travaux pratiques de physique, on s’accorde une erreur relative maximale de 10 %. Dans le cas de la cuve, cela ferait 0,22 % de carbone au lieu de 0,2 % attendus, là ce serait acceptable, à la limite. Dans le cas de la pression artérielle, cela ferait 12 + 1,2 / 7 + 0,7 soit 13,2 / 7,7 soit 13 / 8, acceptable comme tension normale (on peut tolérer jusqu’à 14 / 9 au repos, mais c’est vraiment la limite maximale). Le nucléaire est d’une telle dangerosité (la probabilité d’accident n’est pas nulle) que le principe de précaution impose un respect très strict des normes en vigueur. Ces valeurs de 0,3 % de carbone à la place de 0,2 % sont cruciales car ce sont les seules qui ont été faites par radiographie (méthode non destructive) sur la vraie cuve. Les autres essais mécaniques (méthode destructive) ont été faits sur des éprouvettes provenant de cuves "sacrificielles" qui ne sont pas forcément représentatives de la vraie cuve et du vrai couvercle. De plus les premiers essais de résilience ont donné 52 joules de valeur moyenne avec valeur minimale de 36 joules au lieu de 220 joules attendus. On a donc une erreur relative moyenne de (220 - 52) / 220 = 0,764 soit 76,4 % donc environ 75 % d’erreur relative en moyenne et (220 - 36) / 220 = 0,836 = 83,6 % donc environ 84 % d’erreur relative pour les plus mauvaises éprouvettes. Pour un médecin, cela viendrait à considérer "normale" une tension de 12 + 0,75 x 12 / 7 + 0,75 x 7 = 12 + 9 / 7 + 5,25 = 21 / 12,25 avec parfois 12 + 0,84 x 12 / 7 + 0,84 x 7 = 12 + 10 / 7 + 5,88 = 22 / 12,88 soit 22 / 13 (donc comprise entre 21/12 et 22/13) !!!

Conclusion : l’ASN doit refuser la cuve et le couvercle, quelles que soient les pressions politiques et financières de l’oligarchie qui s’exercent sur elle, c’est vital pour l’avenir et le respect du peuple car c’est lui et les générations futures qui paye et qui vont payer pendant des siècles et des siècles. Tout cela pour une dystopie (comme le dit très bien Alon : c’est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’elle empêche ses membres d’atteindre le bonheur pouvant également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie) et une tragédie (due à l’hubris de l’oligarchie) alors que l’avis des principaux intéressés (nous) n’a pas été consulté (absence de référendum populaire sur la sortie ou non du nucléaire en France).

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 26/08/2017 à 22:26 par Emmanuel

Réponse à CJ95

  1. Vous dites : « à la présentation par AREVA des résultats des contrôles sur les pièces incriminées et de ceux sur des pièces sacrificielles parfaitement représentatives ; l’état initial de la cuve et du couvercle de Flamanville 3 est donc parfaitement connu ». Personnellement je pense exactement le contraire, les pièces sacrificielles ne signifient absolument rien. D’ailleurs, la première cuve forgée aurait dû être une cuve sacrificielle et non pas la vraie cuve car elle aurait dû servir d’essai et pas l’inverse (en général, le premier jet est moins bon que les autre). Ce que l’on sait objectivement sur l’état initial de la cuve et du couvercle, c’est qu’il y a trop de carbone (0,3 % au lieu de 0,2 %). Je n’ai plus aucune confiance en AREVA, en faillite, après toutes les affaires politico-financières d’Anne Lauvergeon. C’est la cour des comptes en 2012, 2014 et 2016 qui le dit, de la même manière qu’elle dit que les vrais coûts du nucléaire sont impossibles à chiffrer. AREVA dissimule les informations et ment pour tenter de survivre. Si les éprouvettes d’AREVA sont si bonnes avec des pièces sacrificielles de CREUSOT FORGES (d’AREVA), cela veut dire qu’aujourd’hui, elle maîtrise le processus de fabrication du lingot initial donc elle devrait être en mesure de refaire une nouvelle cuve et un nouveau couvercle avec ce bon acier avant 7 ans, puisqu’elle aurait su faire les "bonnes" pièces sacrificielles entre 2015 et 2017. J’en doute fortement puisque tout cela n’est pas très logique. De toutes façons, il faudrait que tous ces contrôles soient faits par des experts indépendants puisqu’AREVA est juge et partie dans cette affaire.
  2. Vous parlez d’un programme de suivi de l’état des microfissures par EDF qui sera fait comme le préconise l’ASN, moi, je pense que ce ne sera pas fait car il faudrait que ce soit quelqu’un d’autre qui le fasse car il est aussi juge et partie dans cette affaire. Je ne pense pas non plus que le couvercle sera changé dans 6 ans (il y aura sûrement une dérogation d’ici là), je n’ai aucune confiance dans cette promesse. De plus, ça ne sert à rien de vérifier pendant le fonctionnement une cuve déjà défaillante dès le départ. Si on arrivait à voir les microfissures, ce qui est très improbable, d’autant plus en environnement extrêmement hostile et radioactif, ça ne servirait strictement à rien, puisque s’il y avait le moindre problème, on ne pourrait plus rien y faire.
  3. Vous dites : « Démarche étonnante puisque ne peuvent réellement avoir un avis sur un dossier aussi technique que quelques métallurgistes maîtrisant bien les mécanismes de fragilisation et de rupture des grosses pièces en acier, ainsi que tous les codes et démarches de sûreté correspondants ! ». Que l’on soit spécialiste ou non en sureté nucléaire ou en métallurgie, le principe de précaution est le même pour tout le monde et vu les conséquences cauchemardesques d’un accident nucléaire et les pressions exercées sur l’ASN c’est encore plus vrai dans le nucléaire et ça concerne bel et bien tout le monde (et toutes les futures victimes et tous ceux qui payent et payeront le programme nucléaire français avec leurs impôts pour des siècles et des siècles).
  4. Vous dites : « ... énergie qui place pourtant la France en modèle à suivre pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (afin d’avoir des chances de limiter les dérèglements climatiques qui constituent le premier danger auquel l’humanité est exposé !). Je réponds que c’est un mensonge (par omission) car le nucléaire n’est pas neutre au niveau des émissions de CO2 et loin de là et tout le monde le sait bien (machines thermiques pour l’extraction du minerai, son raffinage, son transport, le transport des déchets, le creusement des centres de stockage, les véhicules des ingénieurs, techniciens et ouvriers sur des échelles de temps géologiques). Il est parfaitement incompatible avec le réchauffement climatique (fleuves à sec ou inondations avec l’augmentation du niveau des mers). Pour finir, il va nous faire rater le virage vers les énergies renouvelables car on aura besoin d’argent et on n’en aura pas puisque le nucléaire est un gouffre financier capable d’engloutir tout l’argent public. Plus on en sort vite, moins on perd d’argent. Profitons-en tant qu’il n’y a pas encore eu d’accident majeur en France car plus le temps passe, plus la probabilité augmente.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 27/08/2017 à 17:12 par Emmanuel

Réponse à Blondin

Nous n’avons plus confiance en AREVA qui est juge et partie et qui a déjà trop dissimulé d’informations et trop menti.

Voici un extrait d’un article d’un site internet de France Culture : https://www.franceculture.fr/econom... :

« ... On y apprend notamment que les visiteurs étrangers ont repéré que les techniciens d’Areva continuaient à corriger leurs rapports avec du fluide correcteur blanc. Une pratique bannie dans le nucléaire, où l’on doit toujours avoir l’historique des modifications, que ni les auditeurs d’Areva, ni ceux d’EDF qui étaient passés avant, n’avaient noté. Surtout, les inspecteurs doutent que les mesures prises par Areva pour remettre l’usine dans le droit chemin seront suffisantes. Et ils suggèrent qu’EDF se tourne vers un autre fournisseur ... »

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 29/08/2017 à 19:05 par Emmanuel

Réponse à MJP https://www.franceinter.fr/sciences/cuve-de-l-epr-de-flamanville-l-incroyable-legerete-d-areva-et-edf

Ecoutez l’émission Enquête Secrets d’Info de Sylvain Tronchet sur le site : https://www.franceinter.fr/sciences/cuve-de-l-epr-de-flamanville-l-incroyable-legerete-d-areva-et-edf (cliquez sur le bouton ECOUTER) et redonnez votre avis ensuite.

Le problème de l’excès de carbone de la cuve et du couvercle actuellement installé est parfaitement reconnu par l’ASN et elle déclare elle-même que ça limite les marges de sécurité (pas besoin d’être un grand spécialiste pour comprendre cela). Or une diminution des marges de sécurité est parfaitement inacceptable, ne serait-ce que pour respecter le principe de précaution. C’est irresponsable, révoltant et illégal.

Les tests faits par AREVA sur des pièces sacrificielles soit disant représentatives ne changent en rien la composition chimique de l’acier de l’actuelle cuve ni de l’actuel couvercle.

Comment croire AREVA et EDF qui sont juge et partie dans cette affaire ? Tous les reportages sur la question et rapports d’experts étrangers ne parlent que de mensonges et de falsifications.

L’ASN leur fait "confiance" car tout est basé sur un système déclaratif. Elle doit surveiller 58 réacteurs, les chantiers type EPR et ITER, les usines du combustible, de retraitement, d’enrichissement, toute la médecine basée sur les rayons. Ils sont à peu près 400. Ce système déclaratif n’étant pas très fiable, il faudrait des contrôles beaucoup plus forts et pour cela il faudrait des gens donc un budget beaucoup plus conséquent. De plus elle est soumise à des pressions énormes puisque l’avenir du nucléaire dépend de la mise en marche rapide de l’EPR Flamanville par EDF et qu’EDF est le chef puisque c’est un état dans l’état tandis que le peuple français paye mais ne doit rien dire. Si l’ASN persiste à accepter une cuve et un couvercle imparfaits, ce sera bien la preuve qu’elle n’est pas indépendante.

Aucun assureur ne serait assez fou pour assurer les centrales car c’est beaucoup trop dangereux. C’est toujours le peuple qui paye. Sans l’argent du peuple pour boucher les trous dans le budget, AREVA, EDF auraient fait faillite depuis bien longtemps car tout le monde sait bien que le nucléaire est un gouffre financier (c’est même la cour des comptes qui le dit).

Il faut faire un référendum sur la sortie du nucléaire en France car l’oligarchie (tous les présidents de la république de gauche comme de droite depuis le général de Gaulle) et la nucléocratie française (ingénieurs polytechniciens du corps des mines) refusent catégoriquement cette éventualité.

C’est pourtant une gabegie. Le vrai coût du nucléaire est parfaitement inconnu si on intègre le démantèlement, les déchets, les accidents de plus en plus probables surtout si l’ASN valide la cuve et le couvercle au rabais de Flamanville (comme à Fukushima et Tchernobyl) et le fait qu’il va nous faire rater le virage des sources énergies renouvelables (de flux, gratuites et inépuisables), seule manière avec les économies d’énergie de s’en sortir. Les sources d’énergies de stock (fossiles et fissiles) finissent par s’épuiser et il faut les acheter et faire la guerre pour les avoir puisqu’on n’en a pas chez nous. Et ce n’est pas moral de ne rien laisser aux générations futures à part nos dettes, nos pollutions dangereuses avec nos déchets mortels dont on ne sait que faire pour des siècles et des siècles.

Pour toutes ces raisons, je demande l’arrêt immédiat du chantier EPR Flamanville !

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 10:48 par Emmanuel

Réponse à Jacques 43

Il faut adapter le produit aux normes et pas les normes au produit, sinon elles ne servent à rien. C’est encore plus vrai dans le domaine du nucléaire où les conséquences d’un accident sont tragiques (on n’est pas encore sortis de Fukushima et de Tchernobyl et on n’est pas prêts d’en sortir). Quant à l’ASN, elle serait vraiment indépendante si elle refusait une cuve qui n’est pas aux normes comme elle le dit elle-même (0,3% de carbone au lieu de 0,2% ce qui fait 50% d’erreur relative dans la composition chimique de l’acier, ce n’est pas rien). Si l’ASN n’est pas indépendante, c’est qu’elle ne sert à rien. Quant au copier-coller de Greenpeace, il résume très bien la situation. Les raisons qui poussent à dire la vérité sont peu nombreuses (ce n’est pas bon, on refuse). Par contre, les raisons qui poussent à mentir sont infinies (conflits d’intérêts dans lequel on rackette le peuple par centaines de milliards sans lui demander son avis et sans se préoccuper des générations futures alors que d’autres solutions, bien meilleures, à base de sources d’énergie renouvelables et d’économies d’énergies existent et on nous empêche d’y aller).

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 12:36 par Emmanuel

Réponse à exocet

Le problème de l’EPR c’est sa puissance inouïe (c’est du jamais vu) et qu’on ne peut pas vraiment maîtriser la puissance thermique dégagée par la réaction de fission qui est colossale. L’eau est sous pression pour ne pas bouillir. Impossible de baisser cette pression. Donc il ne faut pas jouer à l’apprenti-sorcier. La cuve et le couvercle ne sont pas conformes. On les change, point barre. Aucune prise de risque supplémentaire n’est envisageable pour respecter le principe de précaution. Avec le nucléaire qui respecte les normes, le risque n’est pas nul. Si c’est trop difficile de respecter les normes, si c’est trop cher, il faut sortir du nucléaire et utiliser les énergies renouvelables bien moins dangereuses et bien moins chères.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 15:06 par Emmanuel

Questions à Jojo qui répond à capdomi33 et à l’ASN

  • Est-ce que vous avez changé des cuves aussi ?
  • Dans le cas de l’EPR Flamanville, la cuve est aussi mauvaise que le couvercle (même fabricant).
  • Ça doit être plus facile, moins dangereux moins cher et plus respectueux du principe de précaution de la changer avant le démarrage de la centrale plutôt qu’après, tout comme le couvercle, non ?

Même avec un respect total des normes, le risque n’est jamais nul en nucléaire (c’est l’ASN qui le dit). De plus, dans le cas de l’EPR, on va augmenter la puissance du réacteur.

  • Cette augmentation de puissance qui entraîne une augmentation de la pression et de la température de l’eau ne va-t-elle pas à l’encontre d’une amélioration de la sûreté ?
  • Ne sommes nous pas ici dans l’expérimentation la plus totale et la plus hasardeuse (celle de trop, la goutte d’eau qui fait déborder le vase) ?
  • Sommes nous des cobayes ?

En attendant, nous payons très cher les scalpels qui vont nous disséquer (pour ne rien trouver d’intéressant puisqu’on il n’y a pas de grande surprise sur ce qu’on va trouver en persistant dans l’erreur du nucléaire, cf. Fukushima et Tchernobyl).

  • Ne peut-on pas utiliser notre argent plus intelligemment avec les énergies renouvelables ?
  • N’en a-t-on pas besoin pour démanteler, gérer tous les déchets, payer l’ASN et le CEA ?
  • N’en a-t-on pas besoin pour passer à 50 % d’électricité nucléaire comme nous l’impose la loi de transition énergétique ?
  • Est-on obligé d’ouvrir Flamanville pour fermer Fessenheim comme l’EDF nous l’impose ?
  • Est-ce ce que c’est EDF qui commande ?
  • Le peuple n’est il pas souverain lorsque c’est son argent qui est utilisé, surtout quand il sert exclusivement à subventionner la pollution et le nucléaire qui est une source d’énergie sale (et qu’on sait très bien sur qui ça va retomber lorsqu’il faudra payer les dégâts puisqu’aucun assureur privé n’est assez fou pour couvrir les risques) et que nous en avons marre de subventionner la pollution (nous voulons que le principe pollueur-payeur, inscrit dans la constitution, soit appliqué pour favoriser les sources d’énergies propres et gratuites) ?
  • Sommes nous en démocratie ou en oligarchie (aristocratie, ploutocratie, technocratie) ?
  • Quid du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 16:14 par Emmanuel

réponse à Serge Batman

Vous dites :

« J’ai bien noté que des experts, reconnus et compétents dans le domaine, ont validé l’utilisation de la cuve moyennant une surveillance renforcée ».

Je réponds :

  • Experts reconnus par qui ? : EDF + AREVA + nucléocrates X-mine + pouvoir exécutif ?
  • surveillance renforcée, par qui ? : EDF ?

EDF et AREVA sont juge et partie dans cette affaire. Ils ont déjà beaucoup trop menti pour être crédibles. Ils disent eux-même que ce n’est pas possible de surveiller (d’autant que ça ne sert à rien car si ça doit péter, ça pétera avec ou sans surveillance) mais qu’ils vont quand même trouver une solution qui permettra d’obtenir une dérogation sur le remplacement du couvercle.

l’ASN dit qu’on change le couvercle mais pas la cuve alors que c’est le même métal. En plus elle laisse utiliser en l’état parce que c’est trop long et trop cher de le changer avant de lancer la centrale. C’est tellement incroyable et illogique de ne pas respecter le principe de précaution en matière de sécurité nucléaire, au vu des conséquences dramatiques en cas d’accident, qu’on en arrive à douter de sa véritable indépendance.

Il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles.

Nous voulons des experts indépendants de tous ces lobbys donc forcément pas français (allemands par exemple et plutôt ceux qui sont spécialistes du démantèlement, qui on pris acte de la volonté de leur peuple de sortir du nucléaire et qui risquent leur santé tous les jours pour les satisfaire).

Nous voulons un référendum (français et européen) sur la sortie du nucléaire en France (l’avis des voisins compte puisque les nuages radioactifs ne s’arrêtent pas aux frontières comme on le disait à la télévision française en nous prenant pour des cons comme d’habitude).

Nous voulons protéger nos enfants en respectant le principe de précaution.

Nous voulons que notre argent ne soit plus utilisé pour favoriser la pollution avec des sources d’énergies sales comme l’uranium-235 et le pétrole (de stock).

Nous voulons que notre argent soit utilisé pour sortir le plus proprement possible du nucléaire et pour faire la transition énergétique vers les sources d’énergie renouvelables (de flux), gratuites, inépuisables et beaucoup moins dangereuses.

Nous voulons que le principe pollueur payeur soit appliqué. Si l’énergie sale pollue, il faut la taxer de manière à intégrer tous les coûts pour les générations futures dans le prix de vente, dès aujourd’hui.

Nous voulons que les pollueurs et les menteurs (qui polluent en disant que ce n’est pas vrai) soient condamnés par la justice environnementale française, européenne et mondiale afin de protéger les intérêts des générations futures pour assurer la survie de l’humanité sur la terre car nous n’avons pas de planète de rechange.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 17:06 par Emmanuel

Réponse à Kaboulagirafe : AVIS TRÈS TRÈS TRÈS DÉFAVORABLE

Voici la conclusion (mot pour mot en copier/coller) de l’ASN concernant la cuve de l’EPR Flamanville, que vous nous accusez de ne pas avoir lue :

« Pour autant, l’anomalie de la composition chimique de l’acier conduit à une diminution des marges vis-à-vis du risque de rupture brutale. L’ASN considère par conséquent nécessaire qu’EDF mette en œuvre des contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition ultérieure de défauts. L’ASN constate que de tels contrôles sont réalisables sur le fond de la cuve et considère qu’ils doivent donc être mis en œuvre. En revanche, la faisabilité technique de contrôles similaires sur le couvercle de la cuve n’est pas acquise. L’ASN considère donc que l’utilisation de ce couvercle doit être limitée dans le temps. Elle note que la fabrication d’un nouveau couvercle prendrait de l’ordre de sept ans. Un nouveau couvercle pourrait ainsi être disponible d’ici fin 2024. Dans ces conditions, l’ASN considère que le couvercle actuel ne pourra pas être utilisé au-delà de cette date. »

DIMINUTION DES MARGES -> C’est non (respect du principe de précaution), soit les marges sont maximales soit on renonce au projet sinon, c’est de la folie.

ON GARDE LA CUVE PARCE QU’ON PEUT FAIRE DES CONTRÔLES -> C’est non car si ça pète, ça pète, qu’il y ait contrôle ou pas (et si ça pète, y faut mieux être ailleurs sinon, ça va faire mal au contrôleur), c’est totalement absurde, de toutes façons, fissure ou non, le moment ou il y a fracture est totalement aléatoire, c’est un peu comme prédire la date exacte d’un tremblement de terre. On sait que les failles sismiques se chargent de plus en plus, on peut savoir à peu près où ça va casser, mais quand exactement, ça, jamais.

ON NE GARDE PAS LE COUVERCLE PARCE QU’ON NE PEUT PAS FAIRE LES CONTRÔLES MAIS ON LE GARDE QUAND MÊME JUSQU’À 2024, LE TEMPS D’EN FABRIQUER UN AUTRE -> Là encore c’est non. C’est complètement absurde car même si les contrôles ne servent à rien, et que de toutes façons, on ne peut pas les faire, alors, on prend le risque d’utiliser tout ça avec des marges réduites jusqu’en 2024 en espérant que ça ne va pas péter (d’ailleurs l’ASN ne se prononce pas sur ce qui a le plus de probabilité de péter en premier mais à mon avis ce sera plutôt en bas, là ou la chaleur et le rayonnement produits par la réaction de fission de l’uranium est la plus forte à cause de la proximité - donc, tant pis pour le contrôleur de fissures et pour les habitants du cotentin qui ont la chance d’avoir La Hague en plus et pour tous les français et européens en prime).

Le principe de précaution dit qu’il faut tout changer (cuve + couvercle) avant de démarrer la centrale. S’il faut attendre 7 ans, ce n’est pas grave. Il ne faut courir aucun risque. Ça coûtera beaucoup, beaucoup, beaucoup moins cher qu’un accident. On sait, de toutes manières que la probabilité d’un accident grave n’est pas nul, même lorsque les normes sont respectées. Alors, avec des marges réduites, c’est non, non et encore non, pas la peine d’y penser !!! C’est d’autant plus non que l’EPR est très puissant (20% plus puissant que le plus puissant des réacteurs en service). On est tout sauf des cobayes et des imbéciles, sauf peut-être des pigeons car c’est nous qui payons tout ça avec nos sous (il y a forcément mieux à faire que cette gabegie car c’est difficile d’imaginer pire). On en a marre d’être des pigeons.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 18:57 par Emmanuel

Réponse à F : réveil des partisans d’EDF et AREVA à 13 jours de la fermeture de la consultation de l’ASN

Est-ce que vous trouvez, honnêtement, la conclusion de l’ASN si glorieuse que ça pour l’EPR :

« ... l’anomalie de la composition chimique de l’acier conduit à une diminution des marges vis-à-vis du risque de rupture brutale. L’ASN considère par conséquent nécessaire qu’EDF mette en œuvre des contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition ultérieure de défauts ... En revanche, la faisabilité technique de contrôles similaires sur le couvercle de la cuve n’est pas acquise. L’ASN considère donc que l’utilisation de ce couvercle doit être limitée dans le temps. Elle note que la fabrication d’un nouveau couvercle prendrait de l’ordre de sept ans. Un nouveau couvercle pourrait ainsi être disponible d’ici fin 2024. Dans ces conditions, l’ASN considère que le couvercle actuel ne pourra pas être utilisé au-delà de cette date. »

  • diminution des marges de sécurité ;
  • nécessaire qu’EDF mette en œuvre des contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition ultérieure de défauts ;
  • l’ASN considère que le couvercle actuel ne pourra pas être utilisé au-delà de 2024 ... car il faut 7 ans pour en fabriquer un autre.

Franchement, avouez que tout cela ne tient pas la route, que ce n’est ni très logique ni très réjouissant comme conclusion.

Le directeur de l’ASN semble avoir un canon de révolver sur la tempe. Il consent ce petit arrangement politico-mafieux de 7 ans de fonctionnement avec des marges de sécurité réduites pour des raisons politiques en ne prenant plus en compte le principe de précaution alors c’est contraire à sa propre déontologie (sûreté = prévention des accidents en limitant au maximum leur probabilité de survenue).

Il n’y a rien de scientifique dans un tel avis qui est absurde, illogique et incompréhensible.

Les marges de sécurité sont réduites : on refuse la cuve et le couvercle et point barre. Ça c’est scientifique et déontologique et c’est la seule façon d’éviter l’accident grave avec une probabilité de 100% (mieux vaut prévenir que guérir).

Cette consultation va-t-elle servir à compter les OUI contre les NON ? Dans ce cas, on peut imaginer un gros magouillage dans le dépouillement en faveur des OUI (toujours les mêmes, d’EDF et AREVA sous des faux noms qui vont compter à tous les coups alors que tous les NON ne seront pas comptabilisés). On peut être sûr qu’ils vont nous bombarder de milliers de réponses toutes identiques du type « ... seuls les experts savent, on peut leur faire confiance, circulez, y’a rien à voir, tout est sous contrôle ... ».

Ainsi, l’ASN de conclure avec 1010 OUI contre 1000 NON que la population est d’accord avec sa décision.

Elle pourra alors se dédouaner de ses responsabilités et de ses obligations sur le dos des pigeons (le peuple qui paye et payera la gabegie du nucléaire pour des siècles et des siècles) alors qu’on les paye pour protéger tout le monde (hommes, femmes, enfants, pro et antinucléaires).

Il y a pourtant forcément mieux à faire avec l’argent public (la transition énergétique vers les énergies renouvelables et la sortie du nucléaire avec le démantèlement, la gestion réversible des déchets, le respect de la loi de transition énergétique avec 50% d’électricité nucléaire maximum, la lutte contre la pollution sous toutes ses formes) car c’est difficile d’imaginer pire foutage de gueule.

Partisans du OUI à l’EPR dans ces conditions de sécurité insuffisantes, pensez à vos enfants et petits enfants et à vous aussi. Craignez l’accident nucléaire, pensez à Fukushima et Tchernobyl. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 20:31 par Emmanuel

Info pour Foxy pétition : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-pour-que-la-cuve-de-l-epr-de-flamanville-soit-remplacée-avant-son-exploitation

Voici quelques pétitions :

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 23:01 par Emmanuel

Réponse à Erick

La conclusion de l’ASN n’est objectivement pas reluisante pour l’EPR Flamanville :

  • diminution des marges de sécurité ;
  • contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition de défauts ;
  • faisabilité technique de contrôles similaires sur le couvercle de la cuve pas acquise ;
  • l’ASN considère que le couvercle actuel ne pourra pas être utilisé au-delà de 2024 ... car il faut 7 ans pour en fabriquer un autre (ce qui n’est pas du tout une bonne raison de l’utiliser quand même, j’espère que vous en convenez).

Franchement rien de très réjouissant dans tout cela.

Vous dites : « Il me parait totalement inutile de porter crédit aux propos dogmatiques, manipulatoires et stériles qui sont tenus par les "anti" ... qui s’inscrivent dans une volonté délibérée de porter atteinte aux intérêts de la France, de son industrie et de ses concitoyens ».

Je réponds : « Il me parait totalement inutile de porter crédit aux mensonges, aux propos dogmatiques, manipulatoires et stériles qui sont tenus par les "pro utilisation de l’EPR Flamanville dans des conditions de sécurité douteuses" qui s’inscrivent dans une volonté délibérée de mentir en portant atteinte à la sécurité des Français, aux intérêts de la France, à son avenir, à celui des générations futures ainsi qu’aux intérêts de l’Europe et du monde ».

Quant à la Chine, je préfèrerais qu’on ne lui brade pas nos bijoux de famille (qu’on a payés avec nos sous) car elle est assez grande pour se débrouiller toute seule. N’oublions pas que l’une des pires externalités négatives du nucléaire est sa dissémination. La Chine n’est pas une démocratie. Elle est en guerre économique pour dominer le monde. Elle est bien capable de nous prêter ses sous pour qu’on se fasse exploser. C’est beaucoup plus futé et efficace que la vraie guerre. Donc rien de rassurant sur ce point pour notre avenir selon moi. Vendre du nucléaire, c’est un peu comme vendre des armes, ça finit toujours par se retourner contre nous (le peuple).

Il est grand temps de changer de paradigme. Le nucléaire, c’est beaucoup trop dangereux (Tchernobyl, Fukushima) surtout quand on n’est même plus capable de respecter les plus élémentaires règles de sécurité, à savoir utiliser des pièces parfaites et non pas avec des marges de sécurité réduites surtout quand on veut un réacteur d’une puissance inédite comme l’EPR, ce qui n’a jamais été fait jusqu’à présent. Vivement les sources d’énergie renouvelables et la sortie du nucléaire avant qu’il ne soit trop tard.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 30/08/2017 à 23:58 par Emmanuel

Réponse à Ted

Ma fille aussi est bientôt médecin aussi et ma sœur l’est depuis 30 ans et ça ne change rien aux problèmes de l’ASN. Ou plutôt si, ça sensibilise encore plus aux problèmes posés par la radioactivité. Ma sœur a eu beaucoup, beaucoup de cas de cancers de la thyroïde en consultation à cause de Tchernobyl. Pourtant, soit-disant que le nuage radioactif s’est arrêté à la frontière. C’est ce qui me conduit à dire stop aux mensonges. L’argumentation de l’ASN n’est pas logique : diminution des marges de sécurité, contrôles périodiques à faire pour vérifier l’absence d’apparition de défauts et comme la possibilité de faire ces ces contrôles sur le couvercle n’est pas acquise, on laisse quand même le couvercle en place et on fait fonctionner le réacteur pendant 7 ans en attendant qu’on en fasse un autre. Donc l’ASN ne remplit pas sa mission. Elle aurait dû nous protéger en refusant d’utiliser la cuve et le couvercle car les marges de sécurité sont réduites. La cuve est la partie essentielle du réacteur et sa qualité doit être parfaite, un point c’est tout. L’EPR est d’une puissance inégalée et il est juste à côté de la Hague. Notre survie et celle de nos enfants et de nos petits enfants dépend de la réponse de l’ASN et on ne peut pas prendre cela à la légère. On n’a pas le droit de mentir sur un sujet aussi sensible qui, de plus est un gouffre financier.

Personnellement, je m’oppose formellement à l’autorisation donnée par l’ASN d’utiliser une cuve foireuse pendant 60 ans et un couvercle foireux pendant 7 ans. Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 31/08/2017 à 12:27 par Emmanuel

Réponse à YannLegeleux et DPS

Désolé mais on ne peut pas qualifier les sources d’énergies nucléaires et les déchets nucléaires de "propres" à cause de la radioactivité mortelle sur des échelles de temps géologiques (l’irradiation produit des brûlures, une destruction de l’ADN du noyau des cellules avec risques de cancers, de mutations génétiques sur plusieurs générations). Bien au contraire c’est très très très "sale", difficile même d’imaginer plus sale et plus insidieux (incolore, inodore mais mortel). Ceci n’est pas une opinion mais une certitude scientifique (demandez à votre médecin pour voir, si vous ne me croyez pas).

Les déchets ne sont pas recyclés ni maîtrisé comme vous le dites mais stockés, accumulés, mis sous le tapis, sans que l’on sache vraiment ce que l’on va en faire pendant des échelles de temps géologiques. Ce n’est pas non plus une opinion, c’est une certitude scientifique (demi-vie du plutonium-239 = 24130 ans et pour l’uranium-235 c’est 703800000 ans). Les physiciens nucléaires ont toutes les équations pour le démontrer et c’est parfaitement connu depuis fort longtemps avec une très très grande précision.

Le nucléaire n’émet pas zéro CO2 comme vous le dites. Il ne faudrait plus utiliser de pétrole ni d’énergies fossiles dans l’industrie nucléaire, ce qui n’est évidemment pas le cas : extraction, transport uranium, construction des centrales, béton (énergie grise), acier (énergie grise), démantèlement (moteurs thermiques pour découper, transporter, soulever, etc.), fabrication des centres de stockage, cars, bus, véhicules des ouvriers, techniciens, ingénieurs, et de tous ceux qui travaillent pour le nucléaire sur des échelles de temps géologiques. C’est vrai que c’est difficile à comptabiliser comme tout ce qui concerne le nucléaire car les échelles de temps à envisager ne sont pas à l’échelle humaine, elles sont de l’ordre de 100000 ans au lieu de 10 ans pour les autres sources d’énergie (et encore, 100000 ans c’est peu par rapport à la demi-vie de l’uranium-235). Là encore, ce n’est pas une opinion mais une certitude scientifique. Ça paraît un peu bizarre de parler d’énergie grise (énergie nécessaire pour fabriquer un matériau de construction) et de coûts externes (ou externalités négatives) parce qu’on n’en a pas l’habitude et que nos économistes orthodoxes (libéraux) n’en parlent jamais par facilité afin de favoriser les bénéfices à court terme au détriment du long terme donc des générations futures. Il faut changer de paradigme et ça fait très longtemps que des gens très très sérieux se penchent sur cette question cruciale pour l’avenir de l’humanité (taxe pigouvienne, principe pollueur-payeur, hétérodoxie en économie, pas de croissance infinie dans un monde fini, etc.).

Prenant pour référence une étude de 2008 publiée dans Energy Policy, Wise retient comme chiffre de référence des émissions de CO2 allant de 1,4 à 288 grammes équivalents de CO2 par kWh (gCO2éq/kWh) avec une valeur médiane de 66 grammes. Ce chiffre est à comparer à 1000 gCO2éq/kWh pour le charbon, 600 pour le gaz, 6 pour l’hydraulique, 100 pour le solaire et 14 pour l’éolien.

Même si la comparaison est avantageuse, Wise juge que "les émissions évitées" par la substitution du nucléaire à d’autres formes de production d’énergie, restent marginales, et sans aucun effet sur la hausse mondiale des émissions. De plus, limité dans son champ d’action, le nucléaire n’est pas de nature, même poussé à son maximum, à ramener les émissions de gaz à effet de serre à un niveau soutenable".

Selon le cabinet, "les émissions évitées par le nucléaire, ainsi calculées, atteignent aujourd’hui en réalité environ 1,5 milliard de tonne, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2." Un résultat jugé très insatisfaisant par le cabinet au regard des besoins de la planète.

Personnellement, à cause des échelles de temps géologiques (la centrale nucléaire produit de l’électricité pendant 50 ans puis nous enquiquine pendant 50000 ans sans ne plus rien produire du tout), je multiplierais volontiers les résultats les plus pessimistes par 2 ou 3, ce qui donne 288x3=864 du même ordre de grandeur que toutes les autres sources d’énergie fossiles. Le problème de CO2 n’est pas du tout réglé, il n’est que déplacé, exactement comme le problème du coût. François BROTTES dans son rapport de la commission d’enquête sur les coûts passés, présents et futurs de la filière nucléaire est positif en disant qu’il n’y a pas de "coûts cachés" dans le nucléaire mais seulement des "coûts non précisés". Cherchez la différence et cherchez combien ça fait quand c’est "non précisé".

Nous ne crachons pas sur ceux qui font la lumière, comme vous le dites. Au contraire, nous les admirons lorsqu’il font du bon boulot et qu’ils respectent toutes les normes pour assurer notre sécurité. Pour l’EPR Flamanville, ce n’est pas le cas et c’est l’ASN qui le dit : diminution des marges de sécurité, obligation de vérifier en permanence que des fissures ne se forment pas (bonjour l’angoisse) en plus c’est impossible de réaliser cette surveillance de fissures sur le couvercle donc on le garde 7 ans le temps d’en faire un autre. En résumé, on va angoisser pendant 60 ans pour la cuve et pendant 7 ans pour le couvercle parce que l’acier est mauvais et qu’on n’a pas voulu refaire cette cuve et ce couvercle dans les normes strictes c’est à dire à 0,2% de carbone (et pas 0,3%) en prenant le risque que ça explose (c’est la première fois qu’on essaie un réacteur aussi puissant), juste à côté de La Hague. Imaginez un peu, c’est encore pire que Fukushima et Tchernobyl réunis. Donc, bien distinguer conception et réalisation concrète. La conception était certainement d’une qualité exemplaire mais encore faut-il que la réalisation soit à la hauteur de la qualité de la conception, même si j’émets une réserve quant à l’augmentation de la puissance du réacteur qui me semble contraire à la sûreté. Un peu plus de modestie en utilisant des processus de fabrication éprouvés et expérimentés pour le cœur du réacteur (partie la plus sensible) aurait été plus sage, d’autant qu’on n’a pas besoin de toute cette puissance concentrée dans un espace réduit.

Nous comptons aussi beaucoup sur EDF et le CEA pour démanteler nos centrales dans les règles de l’art et pour qu’ils soient la vitrine mondiale du démantèlement.

Nous comptons aussi beaucoup sur EDF et le CEA pour promouvoir les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydrolien, biomasse). EDF est déjà championne dans les barrages hydroélectriques, il n’y a a pas encore eu de catastrophe nucléaire majeure en France (je croise les doigts pour que ça continue car avec le vieillissement des centrales, es probabilités augmentent) c’est indéniable. Le CEA est champion dans les piles à combustible, le stockage, les panneaux photovoltaïques à haut rendement (energy observer), c’est indéniable aussi.

Nous comptons sur EDF et le CEA pour décentraliser la production d’électricité, pour faire en sorte que tous les bâtiments, centres commerciaux, mairies, hôpitaux, etc. soient des unités de production d’énergie et que les batteries des voitures puissent servir à stocker cette énergie d’origine solaire avec des systèmes de réseaux intelligents.

Nous comptons sur l’EDF pour favoriser l’autoconsommation de l’énergie solaire que l’on transforme en énergie électrique avec nos panneaux photovoltaïques.

Nous comptons sur EDF pour favoriser l’investissement citoyen sur des centrales de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables avec rendement du placement nettement supérieur au Livret A.

Nous comptons sur EDF et AREVA pour arrêter de nous mentir, arrêter de prendre ceux qui payent pour des cons et arrêter de faire pression sur l’ASN pour essayer de faire sauter ce dernier verrou de sécurité au détriment des intérêts de la population pour leurs intérêts personnels et privés (et EDF et AREVA ne sont pas les seuls à faire pression...).

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 31/08/2017 à 15:24 par Emmanuel

Réponse à joseph 57

Vous dites : « Les experts reconnus se sont prononcés sur ce sujet et ont décidé que le réacteur était bon pour le service. Je suis sincèrement désolé mais n’ai trouvé aucun argument sérieux et objectif émis par les détracteurs du nucléaire permettant de demander l’arrêt de Flamanville 3 »

D’une part, il ne faut pas confondre détracteur du nucléaire et détracteur de la mise en service de l’EPR Flamanville avec une cuve et un couvercle qui diminuent les marges de sécurité.

D’autre part, la prise de risque est énorme (augmentation de puissance, proximité de La Hague) et le principe de précaution, inscrit dans la constitution doit être respecté.

Pour terminer, le jeu n’en vaut pas la chandelle car le nucléaire coûte globalement beaucoup plus qu’il ne rapporte, surtout en cas d’accident. Par exemple l’accident de Fukushima coûte au moins 1000 milliards d’euros sans vraie réparation. Ce sont les citoyens qui payent par l’augmentation de leur facture d’électricité. En France, les conventions de Paris et de Bruxelles qui datent de années 60 permettent de faire fonctionner les centrales sans assurance (à part celle de l’Etat qui fait payer les citoyens) car les assureurs privés refusent de prendre de tels risques (ruine assurée) et les provisions d’EDF sont extrêmement insuffisantes. Voir le site http://energie.lexpansion.com/energie-nucleaire/accident-nucleaire-quel-cout-quelles-assurances-_a-32-7780.html.

La conclusion de l’ASN n’est objectivement pas reluisante pour l’EPR Flamanville :

  • diminution des marges de sécurité ;
  • contrôles périodiques supplémentaires afin de s’assurer de l’absence d’apparition de défauts ;
  • faisabilité technique de contrôles similaires sur le couvercle de la cuve pas acquise ;
  • l’ASN considère que le couvercle actuel ne pourra pas être utilisé au-delà de 2024 ... car il faut 7 ans pour en fabriquer un autre (ce qui n’est pas du tout une bonne raison de l’utiliser quand même, j’espère que vous en convenez).

Ce ne serait pourtant pas difficile de changer la cuve et le couvercle avant de lancer l’EPR. C’est tout ce que l’on demande. Il ne pas confondre vitesse et précipitation. Il faut réfléchir avant d’agir. Nous méritons une bonne cuve et un bon couvercle avec 0,2 % de carbone. Qu’est-ce qu’on a fait de mal pour ne pas mériter ça ? La France mérite le meilleur. J’espère que vous comprenez ça, ce n’est pas grand chose à côté d’une catastrophe. Pourquoi toute cette comédie. Pourquoi nous obliger à accepter une cuve et un couvercle au rabais qui mettent notre vie en danger. LE CLIENT EST ROI, SES DÉSIRS SONT DES ORDRES.

DONC PAS BONNE CUVE = PAS DE RISQUE INUTILE = FERMETURE DU CHANTIER

Même si ASN a validé, tout ce qu’elle dit n’est pas de nature à rassurer la population, je suis désolé de le dire. On a l’impression qu’elle a écrit ça sous la contrainte et qu’elle nous envoie un SOS du style (je dis le problème mais je ne peux pas faire autrement que d’accepter quand même).

Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup, comme dirait Martine Aubry.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 01/09/2017 à 19:29 par Emmanuel

La conclusion de l’ASN n’est pas logique :

  1. l’ASN reconnaît les ségrégations de carbone et à cause de ces ségrégations de carbone (0,3 %), elle dit que les marges de sécurité sont diminuées donc cela aurait dû conduire au refus pur et simple des deux pièces : cuve et couvercle ;
  2. l’ASN ne refuse pas la cuve parce qu’on peut vérifier les fissures. Pourtant la surveillance ne modifie en rien la composition chimique de l’acier et ne diminue pas le risque. Si ça doit casser, ça cassera, qu’il y ait surveillance ou non des fissures. Ce n’est donc pas une raison suffisante pour accepter la cuve (qui doit quand même durer 60 ans, ce qui est inédit, sous pression et température inédite à cause de la puissance inédite de l’EPR) ;
  3. L’ASN refuse de garder le couvercle plus de 7 ans parce qu’on ne peut pas vérifier les fissures et parce qu’il faut 7 ans pour en faire un autre. C’est contraire au point numéro 2 : on garde la cuve parce qu’on fait des contrôles et on garde aussi le couvercle pendant sept ans alors qu’on ne peut pas faire ces contrôles. Est-ce que ça signifie que l’ASN pense que les contrôles sur le couvercle ne servent à rien pendant 7 ans (comme je le disais précédemment) et qu’on peut prendre ce risque sans problème avec des marges de sécurité diminuées ? Alors pourquoi les faire sur la cuve pendant cette même période ? Et pourquoi la prise de risque de ne pas faire de contrôles pendant 7 ans sur le couvercle dépendrait-il du temps qu’il faut pour en faire un autre ? Ne devrait-il pas dépendre uniquement de la sûreté maximale de la population et de rien d’autre (donc d’un critère solide et objectif comme la composition chimique de l’acier) ?
  4. Changer des pièces après 7 ans (si on va jusque là) va les rendre radioactives donc dangereuses pour les opérateurs avec beaucoup de déchets produits et un coût excessivement important. C’est évident que ce serait beaucoup plus logique et moins cher de le faire avant et pour les deux pièces : cuve et couvercle puis que le métal n’est pas bon pour les deux et pendant l’arrêt du chantier le risque 0 est assuré à 100 % pour la population.

Voilà, pas besoin d’être très malin pour voir que ce tout cela n’est pas logique et ne tient pas debout (même un gamin le comprendrait).

Au vu des conséquences et du prix à payer en cas d’accident grave, possible dans ce cas (Fukushima et Tchernobyl réunis, à cause de la Hague), pourquoi l’ASN tergiverse-t-elle ? Il n’y a pourtant pas à tergiverser : si les pièces (cuve + couvercles) n’offrent pas des marges de sécurité normales (c’est le moins que l’on attende) alors il faut les refuser et arrêter le chantier jusqu’à avoir une cuve neuve et un couvercle neuf, peut-être avant sept ans si on les fait faire au Japon (cela sera sûrement meilleur qu’avec Creusot Forge). Il faut respecter le principe de précaution. La France , les Français, les Européens et les générations futures le valent bien.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 03/09/2017 à 12:16 par Emmanuel

Réponse à MerciBM

Pourquoi aurait-on droit à une cuve au rabais avec des défauts qui diminuent les marges de sécurité. Les Français ont le droit au meilleur, au moins à des marges de sécurité normales sans aucune ségrégation de carbone à 0,3 % au lieu de 0,2 % (Creusot Forge ne savait plus faire les pièces dans les règles de l’art et AREVA et EDF étaient parfaitement au courant), surtout dans le fond de la cuve dont vous ne parlez pas alors qu’elle doit durer 60 ans sous pression et température très élevée puisque la puissance de l’EPR est inédite et qu’il fonctionnera à pleine puissance. Les contrôles ne modifieront en rien ces défauts majeurs et n’empêcheront pas une rupture si elle doit se produire (l’instant exact de la rupture est impossible à prédire). Ils ne sont pas une raison suffisante pour accepter cuve et couvercle en l’état. De plus le couvercle ne sera pas surveillé, ce qui est contradictoire avec son acceptation par l’ASN et avec son rôle qui est d’œuvrer pour la sûreté des installation, des opérateurs et de la population. Avec une telle cuve et un tel couvercle EDF, AREVA et ASN nous mettent en grand danger. Ce danger est encore aggravé par le fait de la proximité du centre de retraitement de déchets nucléaire de La Hague (centre de traitement du combustible nucléaire usé dans lequel on traite le combustible nucléaire provenant des réacteurs nucléaires de France et une partie de celui provenant des réacteurs d’Allemagne, de Belgique, de Suisse, des Pays-Bas et du Japon, pour en séparer certains éléments radioactifs avec plus de 5000 personnes qui travaillent sur le site) et du site de stockage de déchets nucléaires de l’ANDRA (environ 1000 personnes). Tout cela semble parfaitement irresponsable avec un réacteur "expérimental" (puisque jamais réalisé) de puissance inédite de 1650 MW, avec des pièces majeures défaillantes. Le principe de précaution doit prévaloir. Une telle situation est inacceptable car en cas d’accident grave, ce sera Fukushima et Tchernobyl réunis. La France ne s’en relèvera pas économiquement (des milliers de milliards pour essayer de nettoyer avec un territoire rayé de la carte dans un petit pays qui vit du tourisme et qui est endetté jusqu’au cou) et humainement à cause des morts des irradiés et des contaminés. De telles tragédies humaines sont et seront irréparables pour des siècles et des siècles. Tout ce gâchis pour un système de production d’énergie sale (uranium-235) non rentable qui coûte globalement infiniment plus (à l’ensemble des citoyens passés, présents et futurs avec le démantèlement et le stockage des déchets sur des échelles de temps géologiques) qu’il ne rapporte (aux actionnaires d’EDF et AREVA) émetteur de CO2 et qui n’assure pas notre indépendance énergétique avec des stocks d’uranium qui s’épuisent et polluent. Donc on peut accepter quelques conneries que font des gens lorsqu’il ignorent les conséquences de leurs actes et qu’ils croient bien faire (ça c’est pour être gentil), mais quand on les connaît (et on les connaît plus que bien, même si on fait semblant d’oublier les conséquences de Fukushima et de Tchernobyl, et qu’on nous fait croire que c’est réglé définitivement et qu’on nous ment à longueur de temps) et qu’on continue les conneries, alors ça devient criminel. Les criminels, il faut les mettre hors d’état de nuire (les arrêter, les juger et les mettre en prison par exemple) par mesure de précaution et pour protéger la population (c’est comme avec les terroristes).

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 03/09/2017 à 19:22 par Emmanuel

Réponse à Régis Popolter

Remettez-vous aussi un peu en cause et ne nous obligez pas à répéter toujours les mêmes choses (les raisons de dire la vérité sont peu nombreuses) !

Vous nous resservez toujours les mêmes mensonges (il faut être un grand spécialiste de la métallurgie pour avoir le droit de parler, tous les autres ne racontent que des bêtises, AREVA, EDF font magnifiquement bien leur travail, l’ASN est parfaitement indépendante, la cuve a des marges de sécurité réduites mais ce n’est pas grave du tout, tout va bien se passer, faites confiance aux grands spécialistes d’AREVA, c’est pour votre bien, c’est pour la grandeur de la France, le nucléaire n’est pas dangereux, il ne produit pas de CO2, il n’est pas cher, il va nous sauver, circulez y’a rien à voir, etc. , etc.).

Sans parler d’être pro ou anti-nucléaire, on ne demande rien d’autre que le remplacement de la cuve et du couvercle. Ce n’est pas grand chose par rapport à un accident. Il s’agit juste de respecter le principe de précaution. Il est toujours préférable de réfléchir avant d’agir et peu importe le temps et l’argent nécessaires pour assurer la sécurité de tout le monde. La vie n’a pas de prix. Et ce sera autant de gagné pour la suite qui aurait été bien pire sans cela (pour commencer, c’est plus facile, moins cher et plus prudent de faire le remplacement des pièces métalliques avant qu’elles ne deviennent radioactives et les deux pièces : cuve et couvercle avec du bon acier pas avec des ségrégations de carbone de 0,3% à la place de 0,2%). Avec vous, on comprend qu’il faut démarrer l’EPR coûte que coûte pour ne pas perdre des marchés (Hinkley-Point, etc.) et en faisant fi du principe de précaution vis à vis des populations. C’est sur ce point que nous sommes en désaccord total (et pas sur le stérile débat pro ou antinucléaire qui vous permet de botter en touche et de refuser l’évidence. Celui-ci ne pourra être définitivement réglé que le jour où aura lieu un grand référendum populaire sur la sortie du nucléaire en France que nous attendons depuis très très très très longtemps et qui ne vient jamais. Admettez tout de même que l’accident doit être évité absolument et qu’il faudrait déjà connaître la procédure exacte à suivre en cas d’accident majeur et ici avec La Hague, ça complique tout, c’est du jamais vu (Fukushima et Tchernobyl réunis). C’est rédhibitoire de vouloir faire fonctionner à pleine puissance un prototype qui a des défauts avérés au niveau de sa cuve, qui est l’élément principal de la centrale nucléaire, et qui plus est dans un tel site. On peut aller jusqu’à dire que c’est de la folie ou même encore que c’est criminel sans que vous puissiez affirmer que c’est faux (tout est une question de point de vue).

Pour le CO2, on a déjà dit que le nucléaire en produit (énergie grise pour les matériaux de construction, extraction de l’uranium, transport de l’uranium, enrichissement de l’uranium, transport du combustible, transport des déchets, transport de matières radioactives dans le monde jusqu’à Hague en allers-retours permanents, construction et déconstruction des centrales, construction des centres de stockage, voiture, bus, camions, machines de chantier liés au nucléaire sur des échelles de temps géologiques).

Pour le coût du nucléaire, il est non défini (grand carénage post Fukushima de nos 58 réacteurs, déchets, démantèlement, traitement des accidents graves) mais incommensurable à cause des échelles de temps géologiques en jeu.

Pour le danger, on a vu Tchernobyl et Fukushima, on voit les inondations au Texas ou la Loire à sec avec les poissons morts et on imagine bien que ça ne va pas dans le sens d’une augmentation de la sûreté de nos centrales, sans oublier les risques dus au terrorisme.

Pour l’indépendance énergétique, on a déjà dit que nous n’avions pas d’uranium en France et que c’est une source d’énergie de stock donc épuisable. Pour la propreté du nucléaire, nous avons déjà dit que c’était sale (la radioactivité tue, contamine, donne la cancer, produit des mutations génétiques). Incolore, inodore mais mortel. J’espère que je n’aurai pas besoin de vous le répéter encore et encore. Vous présentez ces faits avérés et ces vérités scientifiques comme des opinions car c’est ce que font tous les lobbys pour faire de la propagande, c’est connu depuis longtemps (la tabac ne donne pas le cancer, la preuve, les docteurs fument).

Quand j’ai parlé de criminels, c’était pour dire qu’il ne fallait pas s’entêter dans une connerie. On a le droit à une ou deux conneries, tant que l’on n’a pas pris conscience des conséquences de ses actes. Pour le nucléaire, c’est évident que Fukushima et Tchernobyl font partie des plus gigantesques conneries commises par l’homme. Après ça, persister dans la connerie, c’est criminel (pensez aux enfants contaminés et malades de Fukushima, obligés d’aller à l’école avec leur dosimètre, pensez aux sacs en plastique remplis de terre radioactive qui commencent à se trouer, pensez aux réservoirs qui fuient, remplis d’eau contaminée qu’on envoie dans la mer et qui contaminent tous les poissons, pensez à tous les gens qui ont fui leur maison alors qu’ils ne le voulaient pas et tout ceux qui sont obligés d’y retourner alors qu’ils ne le veulent pas, pensez à la honte pour TEPCO, la contamination de Tokyo, le No man’s land de Tchernobyl et son sarcophage qui risque de s’écrouler à tout instant, etc.). J’espère que je n’ai pas besoin de vous faire un dessin.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 03/09/2017 à 20:45 par Emmanuel

Errare humanum est, perseverare diabolicum (wikipédia)

Errare humanum est, perseverare diabolicum

« Errare humanum est, sed perseverare diabolicum est » est une locution latine qui signifie « L’erreur est humaine, l’entêtement [dans son erreur] est diabolique ».

La citation est parfois attribuée à Sénèque mais n’est pas attestée. D’autres auteurs ont déjà émis une idée similaire avant Sénèque : Tite-Live avec Venia dignus error is humanus (« Chaque erreur humaine mérite le pardon ») et Cicéron avec is Cuiusvis errare : insipientis nullius nisi, in errore perseverare (« C’est le propre de l’homme de se tromper ; seul l’insensé persiste dans son erreur. »). Cicéron, érudit en grec ancien faisait peut être allusion à la pièce perdue d’Euripide Hippolyte écrite quatre siècles auparavant.

Trois siècles plus tard saint Augustin dans ses Sermons (164, 14) : Humanum fuit errare, diabolicum est per animositatem in errore manere (« L’erreur est humaine, mais persister dans l’erreur par arrogance, c’est diabolique »).

Elle existait déjà sous la plume de Ménandre, auteur grec du ive siècle av. J.-C. : peccare idem bis, haud viri sapientis est (« Commettre deux fois la même faute, ce n’est pas le fait d’un homme sage. »).

Il s’agit d’une maxime philosophique par laquelle on cherche à expliquer et à excuser une faute, que ce soit une bévue, une faute morale, un égarement, une imperfection, une faute matérielle, une erreur d’inattention, etc. Le sens de la maxime dans la bouche de saint Augustin prend davantage la connotation de « faute morale ».

La nature humaine n’étant pas parfaite, le propre de l’homme est de commettre des erreurs, car il n’est pas omniscient. Cependant, d’après la maxime, cela ne doit excuser la négligence, l’erreur est une occasion à saisir pour essayer de s’améliorer, car nous sommes des êtres perfectibles, elle devient alors un outil intéressant de perfectionnement de soi. La deuxième partie nous prévient : celui qui s’entête dans ses erreurs, sans essayer de se corriger est par contre inexcusable. Ça peut l’entraîner sur la voie du péché ou d’encore plus d’erreurs. La faute morale étant dans le fait de ne pas apprendre de ses erreurs, plus que dans l’erreur initiale elle-même.

Pour mieux en saisir le sens, on peut la rapprocher de cette citation de John Powell : « La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement. »

On retrouve des formes semblables chez des auteurs antérieurs et postérieurs tels que :

Confucius « L’homme sage apprend de ses erreurs, l’homme plus sage encore apprend des erreurs des autres. » Alexander Pope « Se tromper est humain, pardonner est divin. » D’autres formulations existent encore :

« Errare humanum est, perseverare autem diabolicum » ;

« Errare humanum est, sed perseverare diabolicum ».

La locution est parfois limitée à sa seule première partie : « Errare humanum est », équivalente au proverbe « Tout le monde peut se tromper ».

- le 04/09/2017 à 13:40 par Emmanuel

Réponse à Bob

Vous dites : « L’anomalie de composition du métal n’est pas acceptable d’un point de vue comportement de l’industriel mais elle ne remet pas en cause la tenue de la cuve dans la mesure où elle doit être considérée comme une amélioration de la probabilité de défaillance et non comme un risque avéré. »

En ce qui me concerne, je ne fais aucune différence entre une "amélioration de la probabilité de défaillance" (donc une augmentation de probabilité de défaillance si je traduis) et un "risque avéré". Vous faites usage de la "langue de bois" (servant à éluder le sujet afin d’éviter de répondre à une question ou un sujet embarrassant). De plus vous faites preuve d’une foi aveugle dans la secte pro-nucléaire avec ses nombreux gourous (dans le sens négatif du terme). Vous dites une chose et son contraire, ce qui n’est pas rationnel : la probabilité d’accident augmente mais ce n’est pas grave, « la cuve peut-être acceptée en l’état, vu les mesures de contrôles en exploitation et de remplacement exigées par l’ASN ». Donc vous acceptez, en votre âme et conscience de jouer et de nous faire jouer au fascinant jeu de la roulette russe (comme le dit si bien sagittaire). Désolé de vous le dire, mais moi, j’aime trop la vie pour accepter une connerie aussi énorme. Elle est belle et n’a pas de prix pour nous et pour nos enfants (à condition de pouvoir vivre en bonne santé le plus longtemps possible). Il ne faut surtout pas la sacrifier sur l’autel du "Dieu argent" et des intérêts particuliers de l’industrie nucléaire qui nous remercie avec un doigt d’honneur pour tout l’argent qu’on leur donne. C’est bien le cas particulier où le principe de précaution, inscrit dans la constitution, doit prévaloir absolument. Il faut arrêter le chantier en attendant une nouvelle cuve et un nouveau couvercle sans ségrégations de carbone (sagittaire dit : il était connu en milieu informé que l’industrie japonaise était en mesure, dans ses forges, de réaliser un acier strictement conforme et sans aucune imperfection pour ce qui est de la teneur maximale en carbone). Il ne reste plus qu’à faire faire ces pièces à ceux qui savent les faire et très certainement plus vite que Creusot Forge soit quelques années au plus (sûrement moins de la moitié des 7 ans à la con). Le couvercle est déjà commandé au Japon. Il n’y a plus qu’à commander la cuve. Ce ne sont pas les contrôles qui changeront la composition chimique du mauvais acier de Creusot Forge et en 60 ans d’utilisation (si on va jusqu’au bout), même en surveillant scrupuleusement toutes les fissures, il sera impossible de dire quand exactement la rupture aura lieu. La seule chose dont on est absolument sûrs, c’est que sa probabilité de survenue est augmentée et on sait très exactement pourquoi (à cause des ségrégations de carbone mal placées à 0,3 % au lieu de 0,2 % extrêmement préjudiciables). Ce n’est pourtant pas grand chose que d’attendre tranquillement quelques années pour éviter Tchernobyl et Fukushima réunis. La sagesse est bonne conseillère.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 04/09/2017 à 14:05 par Emmanuel

Aspect psychopathologique de la roulette russe (wikipédia)

La psychopathologie de la « roulette russe » relève du domaine des « conduites à risques ». L’interprétation se fait usuellement à partir de quatre modèles de comportement :

  1. recherche de sensations en maintenant une opposition entre sensations (physiques) et émotions (élaborées psychiquement) ;
  2. tentative de maîtrise de l’excitation provoquée par l’objet libidinal ;
  3. comportement ordalique (soumis au jugement de Dieu) permettant un « auto-engendrement » ;
  4. addiction (économie parallèle de réduction du désir au besoin).

David Le Breton évoque la construction d’un « moi sacrificiel » dans le contexte d’une « ordalie moderne ».

- le 04/09/2017 à 21:49 par Emmanuel

Réponse au Président de l’ARCEA (retraités du CEA)

J’espère que l’ASN ne comptera pas votre unique intervention comme 4800 voix sinon ce serait de la grosse triche. Il faut que tous vos retraités écrivent chacun un petit mot pour que ça compte. Ce n’est pas sûr qu’ils soient tous d’accord avec vous. Peut-être n’ont-ils pas tous envie de jouer à la roulette russe avec la cuve et le couvercle ratés de Creusot Forge (lingot pas assez coupé en chute de tête afin d’éliminer complètement toutes les ségrégations positives de carbone comme c’est très bien expliqué page 21 ASN CODEP-DEP-2017-019368 avec de très beaux dessins à l’appui avec des zones rouges représentant l’évolution avant-après de ces ségrégations dangereuses qu’on retrouve dans la cuve et le couvercle + avis négatif de MM Marignac et Autret du GP ESPN dans le document Avis GP ESPN 26_27_06_2017_cuve_EPR à la page 5/5). Peut-être que certains de vos retraités ont des enfants et des petits enfants. Peut-être en ont-ils qui travaillent ou travailleront au CEA dans les énergies alternatives (Commissariat aux Energies Alternatives) et dans le démantèlement des centrales que vous avez contribué à construire et qui commencent à vieillir sérieusement et à devenir très dangereuses.

OK ! vous avez contribué à nous donner des centrales nucléaires. On en a bien profité mais on n’a pas eu le choix et vous non plus. Laissez-nous maintenant les démanteler, nous occuper des déchets et réussir notre transition énergétique vers les énergies renouvelables dans les meilleures conditions possibles. Un Fukushima et un Tchernobyl réunis à Flamanville cause d’une rupture de la cuve à côté de La Hague et du site de stockage de l’ANDRA mettrait un terme définitif à tout : CEA, EDF, AREVA, ANDRA, France, Français, nos rêves et nos espoirs. Tout ça à cause d’un feu vert de complaisance de l’ASN faisant fi du plus élémentaire principe de précaution, qui plus est dans le nucléaire, alors qu’on les paye pour ça et qu’on pouvait très facilement changer les pièces défectueuses puisqu’on avait parfaitement identifié le problème (certes tardivement à cause des mensonges d’AREVA mais ce n’était pas encore trop tard pour prendre la bonne décision). Ce serait trop bête. Ceci dit, les responsables seront bien identifiés et on pourra les juger et les condamner pour crime contre l’humanité et crime contre l’environnement (sauf messieurs Marignac et Autret, particulièrement courageux dans cette sale affaire) mais l’irréparable aura été commis.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 04/09/2017 à 22:37 par Emmanuel

Pour les 4799 retraités du CEA qui auraient envie d’envoyer un mot à l’ASN pour dire qu’ils sont d’accord avec leur chef

Jouer à la roulette russe avec le nucléaire = risque d’accident grave : Fukushima + Tchernobyl à Flamanville = risque de terme définitif à tout : CEA, EDF, AREVA, ANDRA, France, Français, générations futures (enfants, petits enfants, arrières petits enfants) = caisses de l’état vides (ça c’est déjà fait) = risque de perdre sa pension de retraite.

Remarquez que perdre sa pension de retraite, ce n’est peut-être (certainement) pas ce qu’il y a de pire !

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 04/09/2017 à 23:42 par Emmanuel

Questions à exocet (et à l’ASN)

  1. À combien chiffrez-vous le remplacement cuve + couvercle à Flamanville (1, 2, 3, 4 milliards) ?
  2. Même question pour chacun des 2 réacteurs en Chine ?
  3. Pensez-vous que ce soit aussi rédhibitoire que cela pour EDF, AREVA et l’Etat Français, comparativement au coût d’une catastrophe majeure (de l’ordre de 1000 milliards d’euros), sachant que c’est la seule solution pour ses sociétés de rester crédibles dans la vente et la construction de centrales nucléaires (la mauvaise qualité des réalisations Creusot Forge est de notoriété publique (ASN CODEP-DEP-2017-019368 page 21) ?

Avec tous mes remerciements,

Emmanuel

- le 05/09/2017 à 22:58 par Emmanuel

Réponse à Jack

Lire page 21 ASN CODEP-DEP-2017-019368 avec de très beaux dessins à l’appui : zones rouges représentant l’évolution avant-après de ces ségrégations dangereuses qu’on retrouve dans la cuve et le couvercle + avis négatif de MM Marignac et Autret du GP ESPN dans le document Avis GP ESPN 26_27_06_2017_cuve_EPR à la page 5/5.

« L’anomalie concerne le fond et le couvercle de la cuve. L’acier de ces composants n’a pas la composition chimique attendue. Au cours de leur fabrication par forgeage, l’usine Creusot Forge d’Areva NP n’a pas suffisamment éliminé une zone qui contient naturellement un excès de carbone (en rouge sur les schémas ci-dessous). Cette zone se retrouve donc au centre des pièces finales ... Un excès de carbone conduit à diminuer la résistance de l’acier à la propagation d’une fissure, c’est-à- dire sa ténacité. Le risque lié à l’anomalie est donc qu’une fissure présente dans le fond ou le couvercle de la cuve se propage et conduise à la rupture brutale de l’équipement. Une rupture de la cuve conduirait à ce que le refroidissement du combustible nucléaire ne soit plus assuré. »

Et :

« Les éléments produits par Areva NP pour justifier de l’aptitude au service de la cuve, bien qu’ils soient conformes à la démarche attendue et malgré les efforts apportés à la profondeur de la caractérisation du matériau, à l’exhaustivité des situations envisagées et au conservatisme des hypothèses, montrent que les marges que présentent les propriétés mécaniques du matériau en zone ségrégée vis-à-vis de la prévention du risque de rupture brutale de la cuve sont significativement réduites par rapport aux propriétés attendues en l’absence de ségrégation majeure.

Le non-respect de l’exigence de qualification technique de la cuve constitue une atteinte inédite, par sa nature et par son contexte, du premier niveau de la défense en profondeur. L’excès de confiance, le caractère tardif de la détection des ségrégations et le choix industriel de mener l’installation de la cuve à son terme avant de procéder à leur caractérisation constituent des éléments aggravants de cette atteinte au principe fondamental de défense en profondeur. La situation qui en résulte ne trouve pas de réponse simple sur le plan réglementaire, qui n’offre pas les références nécessaires pour apprécier dans ce contexte l’acceptabilité des pièces concernées, et débouche de ce fait sur une procédure dérogatoire dont le résultat constituera, au-delà de la résolution de ce dossier, une jurisprudence durable. Les éléments apportés sur le suivi en service ne constituent pas des mesures effectivement compensatoires, dans le sens où ils visent à surveiller les phénomènes redoutés dans le contexte de ces propriétés dégradées, et non à restaurer par des mesures en exploitation tout ou partie des marges perdues au niveau de la conception et de la fabrication. En conséquence, le caractère suffisant de la tenue mécanique de la cuve ne suffit pas à atteindre un niveau de sûreté satisfaisant au sens de la défense en profondeur. Cette conclusion doit être mise en regard de la possibilité ou non de remplacer les éléments ségrégés avant l’éventuelle mise en service de la cuve. À cet égard, bien que le Groupe permanent n’ait pas été saisi sur cette question, il est important de souligner que les éléments du dossier remis par Areva semblent indiquer que le remplacement du couvercle et du fond de cuve reste à ce stade techniquement possible. »

Le couvercle n’est pas bon ce qui oblige à le changer mais l’ASN accepte quand même qu’il soit utilisé pendant 7 ans, sans surveillance possible.

Pour résumer, on joue à la roulette russe.

C’est bien la preuve que le feu vert de l’ASN est un avis de complaisance. Il ne fait pas l’unanimité parmi ses propres experts. C’est parfaitement inadmissible. Pourquoi certains experts sont-ils moins écoutés que les autres ? Ce n’est pas parce qu’on est moins nombreux à dire la vérité que l’on ne doit pas être écouté. Il faudrait au moins l’unanimité pour pouvoir prendre une décision si grave pour la sécurité des installations et des populations et l’avenir de la France.

Il faut donc absolument respecter le principe de précaution.

La cuve et le couvercle ne doivent présenter aucun défaut (aucune ségrégation anormale de carbone due à une non maîtrise du procédé de fabrication par Creusot Forge qui a fauté en coupant une chute de tête du lingot - plus riche en ségrégations positives - trop petite).

Il faut arrêter le chantier et tout démonter tout de suite : couvercle et cuve. En plus du couvercle commandé au Japon, il faut commander une cuve et les remonter avant de lancer l’EPR.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 07/09/2017 à 15:12 par Emmanuel

Réponse à ehno

Vous dites : « Ras le bol des rêves vendus par les énergies renouvelable et qui s’avèrent être des chimères. Le nucléaire a fait ses preuves en permettant d’avoir une énergie avec un faible impact écologique. On n’a aucune étude sur l’impact des énergies renouvelables : combien de CO2 pour construire des panneaux photovoltaïques ? des éoliennes ? quelle durée de vie de ces installations ?

Bref, s’il y a un défaut dans la cuve, on en refait une nouvelle ! Et on arrête avec ce psychodrame ! »

Je réponds : Ras le bol des rêves vendus par l’énergie nucléaire et qui s’avèrent être des chimères. Le nucléaire n’a pas fait ses preuves en ne permettant pas d’avoir une énergie avec un faible impact écologique. On n’a aucune étude sérieuse sur le coût global du nucléaire : combien de CO2 pour construire des centrales, des centres de stockage pour des durées de plus de 100 000 ans, aller chercher l’uranium, l’enrichir en uranium-235, transporter les combustibles neufs, les combustibles usés, les déchets, nettoyer Fukushima, nettoyer Tchernobyl, s’occuper des déchets pendant plusieurs centaines de millions d’années ? Quelle durée de vie de ces installations ?

Bref, s’il y a un défaut dans la cuve, on en refait une nouvelle ! Et on arrête de jouer à la roulette russe avec l’EPR.

La France, les Français, les Européens, le monde et les générations futures n’ont pas à être pris en otage dans un jeu stupide auquel ils ne veulent pas jouer car, dans tous les cas, ils ont tout à perdre et rien à gagner. Ces questions sont extrêmement sérieuses car elles remettent en cause l’avenir de l’humanité. Elles nécessitent une grande sagesse, un grand désintérêt, un sens des responsabilités, un grand courage, une vision à long terme, bref, tout ce que l’homme possède de meilleur en lui et qui le rend plus grand car, en présence d’un tel danger, la médiocrité mène assurément au désastre.

Errare humanum est, perseverare diabolicum.

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 07/09/2017 à 15:12 par Emmanuel

Nouvel avis ASN

- Vu les résultats de la consultation du public réalisée du 10/07/2017 au 12/09/2017 ;

- AJOUTER : Vu le code de l’environnement, notamment ses articles (N’EN OUBLIER AUCUN) ;

- > livre V qui abroge et remplace tous les décrets, dont celui de 1977 sur les installations classées. Ils sont remplacés par des articles réglementaires reprenant leur contenu.

- > Le titre I, sur les installations classées, remplace les dispositions du décret 77-1133 du 21 septembre 1977 pris pour l’application de la loi 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement.

- > Le titre V concerne les dispositions particulières à certains ouvrages ou installations, les études de dangers à mener et les textes sur le chargement/déchargement de matières dangereuses. Il concerne aussi la pollution et les déchets : c’est par exemple sur le fondement de l’article 541-2, qui stipule que celui qui pollue par des déchets « est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination ».

- > Le titre VI vise à prévenir les risques naturels (dont inondations) au chapitre IV) et inclut les mesures de sauvegarde des populations concernées et les plans de prévention. La section I du chapitre 3 précise les règles de construction parasismique pour les zones à risque.

- AJOUTER : VU LE PRINCIPE DE PRECAUTION INSCRIT DANS LA CONSTITUTION

etc. (OK pour tout le reste)

- Considérant que la cuve du réacteur EPR de Flamanville est soumise aux exigences essentielles de sécurité de l’annexe I de l’arrêté du 30 décembre 2015 susvisé, notamment celle de la qualification technique ; (OK)

- Considérant que les essais réalisés dans le cadre de la qualification technique des calottes du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de Flamanville ont mis en évidence le fait que ces composants n’ont pas les caractéristiques requises initialement lors de la conception par le fabricant ; (OK)

- Considérant que cette anomalie est due à la présence d’une zone de ségrégation majeure positive résiduelle du carbone qui n’a pas été suffisamment éliminée par le procédé de fabrication retenu par Areva NP ; (OK)

Considérant que le risque d’hétérogénéité dû aux ségrégations majeures positives résiduelles du carbone, phénomène métallurgique connu, a été mal apprécié et ses conséquences mal quantifiées par Areva NP, alors qu’il existait des techniques disponibles permettant de s’affranchir de ce risque ; (OK) 

- Considérant qu’en conséquence l’exigence de qualification technique mentionnée au point 3.2 de l’annexe I de l’arrêté du 30 décembre 2015 susvisé n’est pas respectée ; qu’Areva NP n’a pas suffisamment tenu compte de l’état d’avancement de la technique et de la pratique au moment de la conception et de la fabrication ; (OK)

- Considérant qu’Areva NP envisage de transmettre à l’Autorité de sûreté nucléaire une demande d’autorisation de mise en service et d’utilisation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville au titre de l’article 9 de l’arrêté du 30 décembre 2015 susvisé et a sollicité l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire sur sa démarche de justification ; (OK)

- Considérant que la présence d’une zone de ségrégation majeure positive du carbone (peut conduire) A REMPLACER PAR CONDUIT à diminuer la ténacité de l’acier, c’est-à-dire sa résistance à la propagation d’une fissure, et remettre en cause sa résistance à la rupture brutale ; (PAS OK)

- Considérant que l’Autorité de sûreté nucléaire, par courrier du 14 décembre 2015 susvisé, a considéré acceptable dans son principe, sous certaines réserves, la démarche retenue par Areva NP pour justifier que l’anomalie ne remet pas en cause l’aptitude au service du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de Flamanville présentée dans la note technique du 31 juillet 2015 susvisée, notamment au vu des conclusions du rapport du 16 septembre 2015 susvisé et de l’avis du groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires du 1er octobre 2015 susvisé (PAS OK) ; -> À ENLEVER CAR D’UNE PART IL N’Y A PAS UNANIMITÉ CHEZ LES EXPERTS (2 AVIS DÉFAVORABLES : M. MARIGNAC ET M. AUTRET) , D’AUTRE PART LES CITOYENS NE FONT PAS CONFIANCE EN AREVA QUI NE PEUT PAS ÊTRE JUGE ET PARTIE ET QUI A DÉJA MENTI, CAMOUFLÉ DES INFORMATIONSET FRAUDÉ, ET ENFIN, IL N’Y A EU AUCUNE EXPERTISE NI CONTRE-EXPERTISE PAR DES CABINETS D’EXPERTS INDÉPENDANTS FRANÇAIS ET NON FRANÇAIS (ALLEMANDS, ANGLAIS, CHINOIS, FINLANDAIS, ETC.).

- REMPLACER PAR : CONSIDÉRANT LES AVIS DÉFAVORABLES DE MONSIEUR MARIGNAC ET DE MONSIEUR AUTRET EXPERTS POUR LES EQUIPEMENTS SOUS PRESSION NUCLEAIRE ;

- Ajouter : CONSIDÉRANT L’ABSENCE D’EXPERTISE ET DE CONTRE EXPERTISE DE MESURES DE RÉSILIENCE ET DE TENACITÉ SUR DES CHUTES DU VRAI COUVERCLE ET DE LA VRAIE CUVE, Y COMPRIS SOUS CONDITIONS DE VIEILLISSEMENT (IRRADIATION NEUTRONIQUE), PAR DES EXPERTS INDÉPENDANTS DE PLUSIEURS NATIONALITÉS ;

- > ENLEVER TOUTES LES AUTRES CONSIDÉRATIONS PUISQU’ELLES DÉCOULENT TOUTES DE PSEUDO-EXPERTISES D’AREVA, FAITES SUR DES PSEUDO-EPROUVETTES DE PSEUDO-CUVES "SACRIFICIELLES" QUI NE REPRÉSENTENT PAS FORCÉMENT (AUCUNE PREUVE TANGIBLE) LA "VRAIE" CUVE RATÉE INSTALLÉE FRAUDULEUSEMENT (TROP RAPIDEMENT, AVANT AUTORISATION DE MISE EN PLACE PAR L’ASN) NI LE "VRAI" COUVERCLE RATÉ PAR CREUSOT FORGE DONT L’INCOMPÉTENCE EN LA MATIÈRE ÉTAIT CONNUE ET RECONNUE DEPUIS LE DÉPART. ELLE N’AURAIT DONC PAS DÛ AVOIR LE DROIT DE LA CONSTRUIRE ET IL AURAIT FALLU FAIRE FAIRE CES PIÈCES AU JAPON EN 2005.

AJOUTER :

- CONSIDÉRANT LES RISQUES ACCRUS PAR LE CARACTÈRE EXPÉRIMENTAL DE L’INSTALLATION QUI N’EST QU’UN PROTOTYPE ;

- CONSIDÉRANT LA CIRCONSTANCE AGGRAVANTE DE LA PROXIMITÉ DU CENTRE DE RETRAITEMENT DE LA HAGUE ET DU CENTRE DE STOCKAGE DE L’ANDRA ;

- CONSIDÉRANT LES CONSÉQUENCES INCOMMENSURABLES POUR LA POPULATION ET POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES EN CAS D’ACCIDENT ;

Rend l’avis suivant :

L’anomalie de la composition en carbone de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de Flamanville EST de nature à remettre en cause la mise en service de celle-ci.

AJOUTER : LA CUVE ET LE COUVERCLE DEVRONT ÊTRE REMPLACÉS AVANT LA MISE EN SERVICE DE L’INSTALLATION.

AJOUTER : CES PIECES NE SERONT PAS FABRIQUÉES PAR CREUSOT FORGE.

AJOUTER : ELLES SERONT RÉALISÉES AU JAPON, CONTRÔLÉES PAR DES EXPERTS INDÉPENDANTS DE L’ENTREPRISE JAPONAISE LES AYANT FABRIQUÉES PUIS VALIDÉES PAR L’ASN AVANT L’AUTORISATION DE MISE EN PLACE PAR EDF SUR LE SITE DE FLAMANVILLE.

AJOUTER : LES ANGLAIS ET LES CHINOIS SERONT INFORMÉS QUE LES MESURES NÉCESSAIRES, EN TOUS POINTS IDENTIQUES À CELLES DE L’EPR FLAMANVILLE, SERONT PRISES IMMÉDIATEMENT AFIN D’ASSURER LA SÛRETÉ DE LEURS EPR EN CONSTRUCTION ET DE LEURS POPULATIONS.

Fait à Montrouge, le 15/10/2017.

Le collège de l’Autorité de sûreté nucléaire,

- le 10/09/2017 à 13:02 par Emmanuel

Réponse à Mike, message aux scientifiques pro-nucléaires et à l’ASN : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (Rabelais) ».

Mike, s’il vous plaît, arrêtez avec votre histoire pathétique de directeur de l’ASN anti-nucléaire.

Arrêtez également avec le débat stérile et pathétique anti-nucléaire contre pro-nucléaire (ou pro-nucléaire contre anti-nucléaire, comme vous préférez). En réalité, nous sommes tous anti-Fukushima et anti-Tchernobyl. Nous sommes tous des êtres humains. Nous avons tous une intelligence du cœur, une forme d’humanisme, une forme de bienveillance envers autrui inscrite dans nos gènes qui s’exprime plus ou moins en fonction des circonstances de la vie.

Avouez que les chutes des lingots auraient dû être plus coupées pour bien enlever les zones de ségrégation positive et négative (un peu comme un chirurgien qui doit bien enlever toute la tumeur du patient en grattant bien large).

Ici, l’opération est ratée. C’est juste pour cela qu’il faut être prudent et mettre la cuve au rebut. Les normes (0,2 % voire 0,16 %) auraient pu être respectées (au Japon, ils savent faire). Ici on est loin du compte (0,32 %). Il faut accepter l’erreur et ne pas d’entêter.

C’est juste trop dangereux (1650 MWe, 60 ans), c’est un prototype, il y a La Hague.

En plus, ce n’est pas fichu pour les pro-nucléaires, on peut remettre une autre cuve, un autre couvercle.

Alors soit on fait ça soit on arrête tout, définitivement.

Les anti-nucléaires (ou plutôt partisans de la sortie réussie du nucléaire civil, si tant est qu’on pourra vraiment en sortir définitivement un jour) seront contents et les pro-nucléaires (ou plutôt les champions de la fabrication de radioactivité artificielle) auront encore plein de boulot pour 100 000 ans (démantèlement, gestion des déchets).

Par contre si on a un Flamanshimanobyl, c’est la mouise pour tout le monde (pour ne pas utiliser le mot de Cambronne) : anti-nucléaires (partisans de la sortie réussie du nucléaire) et pro-nucléaires (champions de la fabrication de radioactivité artificielle).

À l’avenir, les partisans de la sortie réussie du nucléaire et les champions de la fabrication de radioactivité artificielle devront unir leurs forces pour réussir à protéger au mieux les populations et à mieux se protéger eux-mêmes (démantèlement et surveillance des déchets radioactifs pour des siècles et des siècles). Il faut absolument se réconcilier, dans l’intérêt de tout le monde.

Ni les constructeurs de centrales (pro-nucléaires ou champions de la fabrication de radioactivité artificielle), ni ceux qui veulent les démanteler dans les règles de l’art, qui veulent gérer les déchets qui existent et qui ne veulent pas en rajouter (anti-nucléaires ou partisans d’une sortie réussie du nucléaire) n’ont choisi leur camp. Les deux "camps" n’ont fait que subir des décisions prises par d’autres de manière antidémocratique (prises dans l’"intérêt supérieur" de la France avec le Général de Gaulle et sa V ème République et tous les autres Présidents de la République sans exception de droite comme de gauche qui lui ont succédé, et toute l’oligarchie qui a pris la place de la démocratie puisqu’aucun référendum sur le sujet n’a encore été proposé à la population).

Les pro-nucléaires n’ont fait qu’obéir aux ordres (construire des centrales) puis défendre leur survie (continuer à construire des centrales).

Les anti-nucléaires n’ont fait que s’incliner devant le fait accompli. Ils ne peuvent que constater le désastre de tous les éléments radioactifs mortels qui ont été produits, dont on ne sait que faire et qui vont persister pendant des siècles et des siècles en vertu des lois de la physique.

À l’avenir, il faudra d’abord demander l’avis du peuple, tout en bas de la hiérarchie sociale (référendum sur la sortie ou non du nucléaire en France) afin que les deux camps arrêtent de subir des décisions venues de tout en haut de cette même hiérarchie (basée sur le pouvoir de l’argent, qui écrase tout le monde et à laquelle il va falloir un jour tordre le cou) et puissent travailler tous ensemble, en unissant leurs forces, leurs savoirs, leurs compétences, leurs passions et leur énergie dans l’intérêt supérieur de l’humanité et des générations futures.

On ne pourra tuer la racine du mal qu’en unissant nos forces, en particulier celles des scientifiques pro et anti-nucléaires et en ne se trompant pas de cible.

La racine du mal, c’est le dieu argent (c’est le diable en même temps) auquel on sacrifie l’humanité en instrumentalisant la science. En la réduisant au simple profit financier qu’elle peut engendrer, en la détournant de son vrai rôle (le savoir), on la dénature et on la détruit. La science, avec l’art, la philosophie et la démocratie fait partie des plus belles productions de l’esprit humain. En les détruisant, on détruit l’homme.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (François Rabelais dans Pantagruel). »

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 10/09/2017 à 13:12 par Emmanuel

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (wikipédia)

Pantagruel

Quand Pantagruel fut né, qui fut bien esbahy et perplex ? Ce fut Gargantua son père. Car voyant d’un cousté sa femme Badebec morte, et de l’aultre son filz Pantagruel né, tant beau et tant grand, il ne sçavoit que dire ny que faire. Et le doubte que troubloit son entendement estoit, assavoir s’avoir s’il devoit pleurer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la joye de son filz.

(fr) Quand Pantagruel fut né, qui fut bien ébahi et perplexe ? Ce fut Gargantua son père. Car voyant d’un côté sa femme Badebec morte, et de l’autre son fils Pantagruel né, si beau et si grand, il ne savait ni que dire ni que faire. Et le doute qui troublait son esprit était de savoir s’il devait pleurer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la joie de son fils.

Pantagruel (1542), Rabelais, éd. Gallimard, 1964, chap. III, « Du dueil que mena Gargantua de la mort de sa femme Badebec », p. 67

Et à quoy passez vous le temps, vous aultres messieurs estudiens, audict Paris ? " Respondit l’escolier : « Nous transfretons la Sequane au dilucule et crepuscule ; nous deambulons par les compites et quadrivies de l’urbe ; nous despumons la verbocination latiale, et, comme verisimiles amorabonds, captons la benevolence de l’omnijuge, omniforme, et omnigene sexe feminin (...) »

(fr) Et à quoi passez-vous le temps, vous autres messieurs les étudiants de Paris ? Répondit l’écolier « Nous traversons la Seine à l’aube et au crépuscule, nous déambulons par les carrefours des rues et des chemins de la ville. Nous écumons la langue du Latium, et comme vraisemblables amoureux, nous cherchons à attraper la bienveillance de l’omnijuge, omniforme et omnigène sexe féminin (...) »

Le texte se veut volontairement obscur puisqu’il fait intervenir un étudiant s’exprimant dans un langage truffé de barbarismes et de latinismes. La traduction perd l’esprit, le sens initial de ce discours.

Pantagruel (1542), François Rabelais, éd. Gallimard, 1964, chap. VI (« Comment Pantagruel rencontra un Limosin qui contrefaisoit le langaige Francoys »), p. 93 (texte intégral sur Wikisource)

Mais parce que, selon le saige Salomon, Sapience n’entre poinct en âme malivole, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme, il te convient servir, aymer, et craindre Dieu, et en lui mettre toutes les pensées et tout ton espoir ; et par foi formée de charité , estre à lui adjoinct, en sorte que jamais n’en soys désemparé par péché.

(fr) Mais par ce que selon les dire du Sage Salomon, Sapience n’entre point en âme malveillante, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme, il te conviens servir, aimer et craindre Dieu, et en lui remettre toutes tes pensées et tout ton espoir ; et par une foi charitable, lui être fidèle, en sorte que jamais tu ne t’en écartes par péché.

Pantagruel (1542), Rabelais, éd. Gallimard, 1964, chap. VIII, « Comment Pantagruel, estant à Paris, receult letres de son père Gargantua, et la copie d’icelles », p. 137

- le 10/09/2017 à 15:40 par Emmanuel

Réponse à Oygron

  1. NOUS NE VOULONS AUCUNE PRISE DE RISQUE AVEC L’EPR FLAMANVILLE À CAUSE D’UN FEU VERT DE COMPLAISANCE DE L’ASN EN PRÉSENCE D’UNE CUVE ET D’UN COUVERCLE RATÉS À METTRE AU REBUT À CAUSE D’UN EXCÈS INACCEPTABLE DE CARBONE. NOUS REFUSONS CATÉGORIQUEMENT TOUT NOUVEAU FUKUSHIMA EN FRANCE. NON À LA ROULETTE RUSSE AVEC L’EPR. NON À LA PRISE EN OTAGE DE LA POPULATION.
  2. NOUS VOULONS L’ARRÊT DE LA CONSTRUCTION DE CENTRALES NUCLÉAIRES ET LA SORTIE DU NUCLÉAIRE POUR METTRE UN FREIN À L’AUGMENTATION DU STOCK DE DÉCHETS RADIOACTIFS DÉJÀ INGÉRABLE.
  3. NOUS VOULONS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE POUR SORTIR DES SOURCES D’ÉNERGIES DE STOCK (FOSSILES ET FISSILES) QUI ENGENDRENT DES COÛTS EXTERNES INCOMMENSURABLES QUI MÊNENT À LA BANQUEROUTE ASSURÉE DES FINANCES PUBLIQUES POUR DES SIÈCLES ET DES SIÈCLES AVEC UN ÉPUISEMENT INEXORABLE DES STOCKS VERS LES SOURCES D’ÉNERGIE DE FLUX ET L’ÉCONOMIE D’ÉNERGIE, SEULES SOLUTIONS POUR SAUVER L’HUMANITÉ.
  4. NOUS CROYONS EN L’ÉNERGIE RENOUVELABLE. LES PROBLÈMES D’INTERMITTENCE ET DE STOCKAGE NE SONT PAS INSOLUBLES. LA DIFFICULTÉ QUE VOUS SOULIGNEZ N’EST PAS RÉDHIBITOIRE. ELLE NE TIENT QU’AU FAIT QUE LES POLITICIENS ONT MAL ORIENTÉ LES CRÉDITS RECHERCHE DEPUIS 40 ANS (CRISE DU PÉTROLE DE 1974) VOIRE 50 ANS ET ONT TOUT MISÉ SUR LE NUCLÉAIRE AU DÉTRIMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES. NÉANMOINS, LE KILOWATTHEURE ÉLECTRIQUE RENOUVELABLE EST DEVENU AUJOURD’HUI MOINS CHER QUE LE KILOWATTHEURE ÉLECTRIQUE NUCLÉAIRE (SANS MÊME INTERNALISER LES EXTERNALITÉS NÉGATIVES DU NUCLÉAIRE DANS SON PRIX DE VENTE).
  5. LE NUCLÉAIRE EST MORT. IL EST BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP TROP DANGEREUX ET GLOBALEMENT BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP TROP CHER.
  6. VIVE L’ÉNERGIE RENOUVELABLE. VIVE L’IDH OPTIMAL (INDICE DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN) POUR TOUTE L’HUMANITÉ. À MORT LE PIB (PRODUIT INTÉRIEUR BRUT) MAXIMAL POUR UNE MINORITÉ. À MORT LA CROISSANCE SALE INFINIE (OBTENUE GRÂCE À LA CONSOMMATION CROISSANTE DE SOURCES D’ÉNERGIES DE STOCK SALES FOSSILES ET FISSILES) DANS UN MONDE FINI. À MORT LE CAPITALISME DÉRÉGULÉ ET LA LOI DU MARCHÉ ABSURDE QUI DÉPEND DU HASARD ET JOUE L’AVENIR DE L’HUMANITÉ À LA ROULETTE RUSSE. À MORT LE DIEU ARGENT. À MORT LA SUBVENTION DE LA POLLUTION. VIVE LE PRINCIPE POLLUEUR-PAYEUR. VIVE LE RESPECT DES DROITS DE TOUS LES HOMMES. À MORT LE DUMPING SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL.

« L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance. Le style de vie actuel, parce qu’il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes. C’est un retour à la simplicité. La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie. L’heure est arrivée de réaliser que cette joyeuse superficialité nous a peu servi. Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l’environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement. Il s’agit simplement de redéfinir le progrès. » (encyclique du pape François sur l’environnement).

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 10/09/2017 à 19:13 par Emmanuel

réponse à Clenvy + appel au secours à Nicolas Hulot

Le jeu de la roulette russe avec l’EPR Flamanville n’en vaut pas la chandelle et la population, dans sa très large majorité (à part quelques hurluberlus psychopathes de votre acabit), n’a pas envie d’y jouer. Non seulement cela, mais ELLE NE VEUT ABSOLUMENT PAS Y JOUER. ELLE NE COMPREND PAS QU’ON PUISSE LA PRENDRE EN OTAGE. ELLE N’EST PAS CONSENTANTE. ELLE REFUSE CATÉGORIQUEMENT CE VIOL. ELLE REFUSE CE CRIME.

Il faut respecter le principe de précaution. Il faut respecter la sécurité de la population. Il faut tenir compte de ses ressentis et de ses désirs ou au contraire, de ce qu’elle ne désire pas. Il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Il faut arrêter de les prendre pour des moutons. Il faut arrêter de les prendre pour des pigeons (sauf votre respect pour toute forme de vie animale où végétale et la biodiversité, les moutons et les pigeons en faisant partie ... ).

Il y trop de risques inutiles à courir (on peut se débrouiller autrement et mieux sans le nucléaire car il nous enquiquine plutôt qu’autre chose). Le feu vert de complaisance de l’ASN est incompréhensible sur toute la ligne. On ne peut que diagnostiquer que le patient ASN est moribond (la pourriture l’a atteint jusqu’aux os et la mort est proche). C’est très inquiétant parce que c’est la dernière barrière de sécurité pour la population et on sent bien (ça ne sent pas très bon et se sent de loin) que le gouvernement avec Emmanuel MACRON, Edouard PHILIPPE (ex directeur des affaires publiques d’AREVA entre 2007 et 2010), AREVA et EDF (l’État dans l’État) lui ont pratiquement fait la peau.

On n’a plus qu’à faire sa prière et à en appeler à Nicolas HULOT pour qu’il vienne nous sauver.

J’en profite pour faire ma demande officielle :

« S’il vous plaît, Monsieur Le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, Monsieur Nicolas HULOT, venez nous sauver avant qu’il ne soit trop tard. D’avance, merci, infiniment merci pour la Transition Écologique, merci pour la Solidarité, merci pour nous, merci pour les générations futures, merci pour les finances publiques, merci pour la France. Vous êtes le seul qui nous reste qui peut nous sauver avant que ce ne soit trop tard et qu’un accident grave de l’EPR ne puisse se produire à Flamanville. »

  1. L’acier est mauvais. La preuve, c’est qu’on refait le couvercle car c’est impossible de le garder dans ces conditions.
  2. Par contre, on ne refait pas la cuve qui a exactement les mêmes défauts et qu’elle doit durer 60 ans. ?????????????????????????????????????????????
  3. On garde la cuve, soit disant parce qu’on peut vérifier les défauts. Pourtant, leur vérification ne change en rien les défauts de la cuve. ??????????????????????????????????????????????????????????????????????? De plus la vérification n’empêche pas la rupture qui interviendra (ou non) à un moment parfaitement imprévisible. ???????????????????????????????????
  4. On ne garde pas le couvercle parce qu’on ne peut pas faire les contrôles. Néanmoins on le garde quand même 7 ans sans surveillance avec l’EPR qui fonctionne plein pot alors que les marges de sécurité sont abaissées et que l’EPR est un prototype qui fonctionne sous forte irradiation neutronique, forte température et forte pression. ???????????????????????????????????????????
  5. On garde le couvercle 7 ans sans surveillance parce qu’il faut 7 ans pour en fabriquer un autre et non pas parce qu’on sait qu’il va durer au moins 7 ans (on joue donc à roulette russe pendant 7 ans, le temps que quelqu’un nous fasse notre petit couvercle et si ça se trouve, il sera encore raté dans 7 ans). ??????????????????????????????????????????????????????????????????
  6. On garde la cuve défectueuse, avec des marges de sécurité réduites de moitié pendant 60 ans (ce qui veut dire 100 ans puisqu’on prolonge toujours) sous forte irradiation neutronique, haute température, haute pression dans un EPR prototype qui fonctionne au bord de la mer avec la montée du niveau des mers, les tempêtes et peut être même les ouragans à cause du réchauffement climatique avec une moyenne des température de la France qui atteindra peut être plus de 40°C dans 100 ans, juste à côté de La Hague. ???????????????????????????????????????????????????????????????????????
  7. On pourrait tout remplacer avant de lancer l’EPR car ce serait beaucoup plus sûr et beaucoup moins cher que de changer le couvercle dans 7 ans lorsqu’il sera radioactif. Cela éviterait de se faire irradier et de devoir transporter et stocker des tonnes de déchets radioactifs et cela éviterait un possible Fukushima à Flamanville. Mais non, on s’entête et on fait fonctionner l’engin de mort coûte que coûte pour ne pas perdre des marchés en Angleterre (Hinkley Point) et en Chine (Taishan) et on s’en fout un peu si ça pète chez nous et chez eux aussi car le principal, c’est de ne pas perdre les marchés (pour sauver AREVA et EDF qui l’aura racheté). C’est également tout à fait logique de ne pas dire aux clients que c’est dangereux et de les prendre pour des imbéciles alors qu’ils sont parfaitement informés de toutes ces bêtises (il leur suffit de consulter le site de l’ASN, comme nous). Je doute qu’EDF n’en ressorte grandi aux yeux de toutes et de tous, Français comme étrangers. ?????????????????????????????????????????????????????????????

Voilà,

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 11/09/2017 à 19:02 par Emmanuel

Réponse à wawa

Vous êtes encore un de ces pro-nucléaires qui veut nous faire choisir entre la peste nucléaire et le choléra des énergies fossiles !!! Encore un qui ne veut pas croire aux énergies renouvelables ni aux économies d’énergie !!! Encore un qui critique et injurie les allemands parce qu’ils sont anti-nucléaires et qui voit la paille dans l’œil du voisin sans voir la poutre qu’il a dans le sien !!!

Le financement du terrorisme de fait avec toutes les formes d’énergie de stock qu’on n’a pas chez nous et qu’on achète à l’étranger (uranium, pétrole, gaz). Par contre, l’énergie de flux qu’on a chez nous nous permettra de ne plus financer ce terrorisme et d’améliorer la balance commerciale de notre pays. Sortir du nucléaire permettra de mieux protéger nos installations nucléaires des attaques terroristes et d’en diminuer les risques pour notre pays. L’énergie nucléaire est incompatible avec le réchauffement climatique et ce n’est pas elle qui est en capacité de le diminuer (elle produit pas mal de CO2 et ne représente que 4% de l’énergie dans le monde car tout le monde abandonne le nucléaire, il n’y que les gouvernements successifs de la France qui s’entêtent dans cette erreur). Et surtout, surtout :

1) NOUS NE VOULONS AUCUNE PRISE DE RISQUE AVEC L’EPR FLAMANVILLE À CAUSE D’UN FEU VERT DE COMPLAISANCE DE L’ASN EN PRÉSENCE D’UNE CUVE ET D’UN COUVERCLE RATÉS À METTRE AU REBUT À CAUSE D’UN EXCÈS INACCEPTABLE DE CARBONE. NOUS REFUSONS CATÉGORIQUEMENT TOUT NOUVEAU FUKUSHIMA EN FRANCE. NON À LA ROULETTE RUSSE AVEC L’EPR. NON À LA PRISE EN OTAGE DE LA POPULATION. NON À LA RUINE DES FINANCES PUBLIQUES PUISQU’AUCUN ASSUREUR PRIVÉ NE COUVRE UN TEL RISQUE.

2) NOUS VOULONS L’ARRÊT DE LA CONSTRUCTION DE CENTRALES NUCLÉAIRES ET LA SORTIE DU NUCLÉAIRE POUR METTRE UN FREIN À L’AUGMENTATION DU STOCK DE DÉCHETS RADIOACTIFS DÉJÀ INGÉRABLE. NON À LA RUINE DES FINANCES PUBLIQUES AVEC DES DÉCHETS À SURVEILLER POUR DES SIÈCLES ET DES SIÈCLES. RAS LE BOL DE FAURE LA GUERRE EN AFRIQUE POUR L’URANIUM ET LE PÉTROLE. RAS LE BOL D’ACHETER CHEZ LES AUTRES DES SOURCES D’ÉNERGIES SALES ALORS QU’ON POURRAIT EN AVOIR DES PROPRES GRATUITES CHEZ NOUS.

3) NOUS VOULONS LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE POUR SORTIR DES SOURCES D’ÉNERGIES DE STOCK (FOSSILES ET FISSILES) QUI ENGENDRENT DES COÛTS EXTERNES INCOMMENSURABLES QUI MÊNENT À LA BANQUEROUTE ASSURÉE DES FINANCES PUBLIQUES POUR DES SIÈCLES ET DES SIÈCLES AVEC UN ÉPUISEMENT INEXORABLE DES STOCKS VERS LES SOURCES D’ÉNERGIE DE FLUX ET L’ÉCONOMIE D’ÉNERGIE, SEULES SOLUTIONS POUR SAUVER L’HUMANITÉ, LES EMPLOIS, LES FINANCES PUBLIQUES (RECHERCHE, HÔPITAUX, UNIVERSITÉS, LYCÉES, ÉCOLES, POLICE, ARMÉE, ETC).

4) NOUS CROYONS EN L’ÉNERGIE RENOUVELABLE. LES PROBLÈMES D’INTERMITTENCE ET DE STOCKAGE NE SONT PAS INSOLUBLES. LA DIFFICULTÉ QUE VOUS SOULIGNEZ N’EST PAS RÉDHIBITOIRE. ELLE NE TIENT QU’AU FAIT QUE LES POLITICIENS ONT MAL ORIENTÉ LES CRÉDITS RECHERCHE DEPUIS 40 ANS (CRISE DU PÉTROLE DE 1974) VOIRE 50 ANS ET ONT TOUT MISÉ SUR LE NUCLÉAIRE AU DÉTRIMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES. NÉANMOINS, LE KILOWATTHEURE ÉLECTRIQUE RENOUVELABLE EST DEVENU AUJOURD’HUI MOINS CHER QUE LE KILOWATTHEURE ÉLECTRIQUE NUCLÉAIRE (SANS MÊME INTERNALISER LES EXTERNALITÉS NÉGATIVES DU NUCLÉAIRE DANS SON PRIX DE VENTE).

5) LE NUCLÉAIRE EST MORT. IL EST BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP TROP DANGEREUX ET GLOBALEMENT BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP, BEAUCOUP TROP CHER.

6) VIVE L’ÉNERGIE RENOUVELABLE. VIVE L’IDH OPTIMAL (INDICE DE DÉVELOPPEMENT HUMAIN) POUR TOUTE L’HUMANITÉ. À MORT LE PIB (PRODUIT INTÉRIEUR BRUT) MAXIMAL POUR UNE MINORITÉ. À MORT LA CROISSANCE SALE INFINIE (OBTENUE GRÂCE À LA CONSOMMATION CROISSANTE DE SOURCES D’ÉNERGIES DE STOCK SALES FOSSILES ET FISSILES) DANS UN MONDE FINI. À MORT LE CAPITALISME DÉRÉGULÉ ET LA LOI DU MARCHÉ ABSURDE QUI DÉPEND DU HASARD ET JOUE L’AVENIR DE L’HUMANITÉ À LA ROULETTE RUSSE. À MORT LE DIEU ARGENT. À MORT LA SUBVENTION DE LA POLLUTION. VIVE LE PRINCIPE POLLUEUR-PAYEUR. VIVE LE RESPECT DES DROITS DE TOUS LES HOMMES. À MORT LE DUMPING SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL.

« L’heure est venue d’accepter une certaine décroissance. Le style de vie actuel, parce qu’il est insoutenable, peut seulement conduire à des catastrophes. C’est un retour à la simplicité. La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie mais tout le contraire. Le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie. L’heure est arrivée de réaliser que cette joyeuse superficialité nous a peu servi. Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier, ou la préservation de l’environnement et le progrès. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement. Il s’agit simplement de redéfinir le progrès. » (encyclique du pape François sur l’environnement).

Bien cordialement,

Emmanuel

- le 12/09/2017 à 23:59 par Emmanuel

https://blogs.mediapart.fr/bernard-laponche/blog/080917/la-perilleuse-affaire-de-la-cuve-de-l-epr-de-flamanville : décret du 1er juillet 2015 et son arrêté d’application du 30 décembre 2015

Monsieur le directeur de l’ASN,

La cuve et le couvercle doivent être mis au rebut immédiatement car l’acier est non conforme et la cuve peut rompre.

Dans sa lettre du 14 décembre 2015 au président d’Areva, le président de l’ASN écrit :

« Je considère que le dossier de qualification technique que vous avez présenté pour les calottes du fond et du couvercle de la cuve de Flamanville 3 montre que le risque d’hétérogénéité dû aux ségrégations majeures positives résiduelles, phénomène métallurgique connu, a été mal apprécié et ses conséquences mal quantifiées. Je considère donc que l’exigence de qualification technique n’est pas respectée et que vous n’avez pas fait le choix de la meilleure technique disponible pour la réalisation des calottes de la cuve de l’EPR ».

Dans ces conditions, la mise en service de la cuve de l’EPR ne peut pas être autorisée car cela déroge au principe de défense en profondeur.

En aucun cas il ne peut y avoir rupture d’une cuve de réacteur. En aucun cas il ne doit y avoir un Fukushima à Flamanville, juste à côté de la Hague.

Un tel scénario n’est même pas prévu, même pas anticipé car le principe de défense en profondeur est inviolable (et c’est bien pour cela qu’il existe).

Mais, dans la même lettre, le président de l’ASN propose à AREVA une voie détournée :

« Vous devrez en conséquence déposer une demande au titre de l’article R. 557-1-3 du code de l’environnement ».

Et c’est là qu’il y a un gros gros gros problème.

Très opportunément, un décret du 1er juillet 2015 et son arrêté d’application du 30 décembre 2015 relatif aux équipements sous pression nucléaires, dont font partie les cuves des réacteurs, fait bénéficier d’un régime dérogatoire l’application des règles de conformité des équipements sous pression nucléaires. Voici ce que permet cet arrêté :

« En application de l’article R. 557-1-3 du code de l’environnement, en cas de difficulté particulière et sur demande dûment justifiée, assurant notamment que les risques sont suffisamment prévenus ou limités, l’Autorité de sûreté nucléaire peut, par décision prise après avis de la Commission centrale des appareils à pression, autoriser l’installation, la mise en service, l’utilisation et le transfert d’un équipement sous pression nucléaire ou d’un ensemble nucléaire n’ayant pas satisfait à l’ensemble des exigences des articles L.557-4 et L.557-5 du code de l’environnement, du chapitre VII du titre V de la partie réglementaire du code de l’environnement et du présent arrêté ».

Il est difficile de ne pas voir dans la publication de ce décret, signé par le premier ministre et les ministres concernés, et de son arrêté d’application, l’invention d’une procédure ad hoc pour éviter des difficultés à EDF et Areva.

C’est bien la preuve que tout cela ressemble à un crime en bande organisée digne de la mafia avec des pressions titanesques de la part du lobby pro-nucléaire prêt à tout pour parvenir à ses fins.

C’est bien la preuve que le gouvernement oligarque (un décret n’est pas démocratique) avec la complicité de la technocratie X-mine et de la ploutocratie a trafiqué le code de l’environnement, pourtant sensé protéger l’environnement et les populations et non pas de les détruire (ce qui le détourne à 180° de son rôle, de son utilité et même de sa raison d’être) afin de poursuivre le projet de l’EPR coûte que coûte.

Ce qui fait le plus mal au cœur, c’est la complicité de l’ASN (de l’époque) puisqu’elle a indiqué à AREVA la bonne recette à suivre pour pouvoir faire tordre le cou au principe de défense en profondeur : « Vous devrez en conséquence déposer une demande au titre de l’article R. 557-1-3 du code de l’environnement ». En agissant de la sorte elle va à l’encontre de sa mission de service public qui est de garantir la sûreté des installations et la sécurité des populations en toute indépendance et en toute circonstance.

Monsieur le Président de l’ASN, je vous demande solennellement de revenir sur votre décision. Le principe de défense en profondeur ne doit pas être violé. C’est votre rôle que de le faire respecter. Il y va de la sureté de l’installation et des populations. Il y va de l’avenir de la France. Il y va de l’avenir des Européens. Il y va de l’avenir de l’humanité. Il en va de votre mission. Soyez courageux. Prenez la bonne décision. Il est encore temps de le faire.

Ne tenez plus compte de cet article R. 557-1-3 du code de l’environnement. C’est un article honteux qui va à l’encontre de ce que devrait être le droit de l’environnement et qui le défigure. Le droit de l’environnement est encore petit, fragile et vulnérable. Cet article R. 557-1-3 est comme une lame de rasoir qu’on lui porte au visage et qui lui laissera une cicatrice toute la vie. Evitez-nous l’horreur irréversible de l’accident nucléaire qui coûtera infiniment plus cher que les quelques 10 (Flamanville) + 10 (Chine) + 20 (Angleterre) + 10 (Inde) = 50 milliards de perdus. 50 milliards, ce n’est rien par rapport à 1000 milliards pour une catastrophe qui de toutes manières ne sera jamais réparée puisqu’irréparable par nature. Laissez grandir les énergies renouvelables, laissez grandir les économies d’énergie, laissez grandir le droit de l’environnement, laissez grandir nos rêves pour qu’un jour ils puissent devenir grands, beaux et forts.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

« Errare humanum est, perseverare diabolicum »

Avec tous mes remerciements pour nous, pour nos enfants, pour les générations futures ainsi que pour cette consultation publique,

Bien respectueusement,

Emmanuel HOURDEQUIN

Docteur en Physique

Professeur de Physique et de Chimie

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